18 avril 2010
Mais le Mexique, c'est aussi ça !
- Des champs d’agaves à perte de vue qui donneront la meilleure téquila !
- Des comidas corridas qui lorsqu’elles ne nous rendent pas malades comme des chiens, nous mettent l’eau à la bouche !
- Des tortillas et burritos à gogo !
La plus grande tortilla du monde !
- Des coccinelles bien colorées toujours plus folles
La coccinelle à Mexico !
- La musica ! Les mariachis se chargent de bercer chaque ville aux sons des refrains mexicains les plus connus.
- Des marchés et de l’artisanat auxquels on ne peut résister !
- Partout la culture Mexicaine est omniprésente : à chaque région sa festivité
Ici, le pélerinage de la vierge de Guadaloupe
- Acapulco et ses plongeurs
- Patzcuaro et ses cimetières incroyablement bien décorés le jour de la fête des morts
- Paplanta et ses Voladores
- Chihuahua et ses boutiques pour cow-boys ! Le Texas n'est pas si loin…
- Les pinatas qui ornent chaque maison et commerce autour des principales fêtes
- Mexico et son arène, l’une des plus grande au monde qui abrite tous les dimanches de fin d’année la corrida
- Mexico et son ballet folklorique
- Une histoire riche
Fresque de Diego Rivera illustrant Miguel Hidalgo pionner de la guerre d'indépendence.
Mais aussi dans la catégorie insolite :
- Les dames pipi avec leur carabine ! Ne pas s’étonner si quand vous allez au petit coin un militaire vous court après fusil à la main… il veut juste vous donner du PQ ?! Ca peut surprendre…
- Les panneaux routiers visiblement installés un lendemain de féria ! Ah, la téquila !
- L’influence nord américaine qui n’épargne personne
- Les moments difficiles que nous voulons oublier…
- Et toujours couleurs et tradition
Aie Caramba !
Femmes à San Cristobal de las Casas
Marché de Teotitlan
Marché de Tlacolula
Tisseuse dans une rue de Guadalajara
Danseuses de Oaxaca
Sur les routes
Marché
Fèves sur le marché de San Cristobal de las Casas
Fruits et légumes San Cristobal de las Casas
Hum... c'était vraiment bien le Mexique !!!
13 avril 2010
Le Mexique et sa nature
Les grands espaces ne sont pas réservés aux Etats Unis et au Canada. Dans cette catégorie, le Mexique se défend !
A commencer par le magnifique Copper Canyon qui nous impressionnera au moins autant que le Grand Canyon.
Où l'art de se mettre dans des situations impossibles !
Les chutes de Basaechics sont quant à elles à couper le souffle. Dommage que je sois ce jour là occupée à me vider par tous les orifices de mon corps – en même temps, si si c’est possible.
Entre forêts et mangroves, nous jouons les Indianas Jones et faisons un remake de Tarzan et Jane en se jetant des trapèzes du côté de San Blas !
Le Mexique nous offrira aussi bien sur nos 1ers contacts avec les animaux tropicaux ! Ah, en ce temps là, les iguanes étaient encore les amis de Pierrick !
Enfin, nous profitons des nombreuses formations géologiques qui parsèment le pays : sources d’eau thermales, piscines naturelles, cenote (grotte aquatique spécifique au Yucatan), pas un jour ne passe sans que nous aillons la tête sous l’eau.
Piscines de Agua Azul
Sources d'eau chaudes du côté de Creel
Hierve del Agua
Dans la jungle de Palenque
Dans la mangrove de San Blas
Cenote Dztinup. Tous à l'eau !
Grand cenote. N'oubliez pas masque et tuba
Yahoooooo !
08 avril 2010
Le Mexique et ses villes coloniales
Le Nord du pays, en particulier, est un véritable joyaux pour les amoureux d’histoire. Les villes coloniales se succèdent les unes après les autres.
Nous ouvrons le bal avec Zacatecas où nous prenons beaucoup de plaisir à nous perdre dans ses étroites ruelles.
Nous poursuivons par sa jumelle Guanajauto, définitivement notre coup de cœur. La ville est un véritable labyrinthe : ruelles pavées, places animées, habitations et églises riches en couleur. Ici, il y a de la vie : on aime manger, danser, chanter !
Patzcuaro pour son église partiellement ensevelie sous la lave et son authenticité.
Mexico bien sur !!! La plus grande capitale du monde mérite sans aucun doute le déplacement. Sa place centrale, le Zocalo, est monstrueux à l’échelle de la ville. Une corrida, le ballet folklorique, une soirée de « lutcha libre » et sa gastronomie rendront nos 4 jours à Mexico inoubliable ! Ma réemission de turista aussi !
J’oubliais la mythique Guadalajara et sa magnifique basilique qui domine la place centrale.
Et il y en a bien d’autres : Oaxaca, Puebla, Morelia, Alamos, Chihuahua, Valladolid et bien sur San Cristobal de las Casas.
Le Mexique ne se limite pas aux plages et aux ruines !
03 avril 2010
Le Mexique et ses ruines
Que serait le Mexique sans ses ruines ?! Les Olmèques, les Toltéques, les Mayas et tous les autres nous accueillent dans leur cité perdue pour notre plus grand bonheur.
Du Nord au Sud, on ouvre les festivités avec Teotihuacan et ses pyramides colossales. Par exemple, celle-ci la 3ème plus grande au monde après celles d’Egypte. La montée est éreintante et la descente périlleuse mais on adore.
Monte Alban qui nous permettra de contempler notre 1er terrain de jeu de balle. Le site est extrêmement bien conservé et surtout jouit d’un cadre exceptionnel.
Yaxmilan, sans hésitation notre préféré. Un site difficile d’accès caché dans son écrin de jungle à la frontière avec le Guatemala. Outre ses temples d’une beauté sans pareil, le site abrite toute une population de singes hurleurs qui rendent le cadre encore plus sauvage. L’accès en lancha contribue à limiter la fréquentation et donc à le préserver.
Que dire de Palenque ? Un site dont la réputation n’est plus à faire. Les temples sont somptueux et plus qu’imposants.
Calakmul, le petit frère de Yaxmilan, qui nous transporterait dans le décor de Tintin et les Picaros. Les ascensions laborieuses et épuisantes en haut des pyramides nous offrent des points de vue imprenables sur la jungle qui s’étend à plusieurs centaines de km.
Uxmal inégalable pour la qualité de ces sculptures qui ne semblent absolument pas altérées par le temps.
Chichen Itza, le site Maya qui reçoit surement le plus de visiteurs. Sa pyramide centrale à la géométrie et aux dimensions parfaites en fait pâlir ses voisines. Surement l’une des plus photogéniques !
La dernière pour le Mexique dont on n’aurait peut être pu se passer : Coba. Ici rien de vraiment transcendant, si ce n’est quand même la plus haute pyramide du monde Maya, que nous nous faisons un plaisir de gravir. Prudence, plusieurs touristes y ont laissé leur peau à la descente lors d’une chute fatale ! Y’a une corde, on assure le coup, en s’y accrochant.
30 mars 2010
Le Mexique et ses plages !
Entre la côte pacifique et les Caraïbes, notre cœur balance.
Pour la côte Caribes, playa Del Carmen, met la barre très haute avec son eau tout simplement hallucinante. Comment résister ?!
La plage d’Akumal a quelques kilomètres nous laissera des souvenirs a jamais gravé dans notre mémoire : c’est ici qu’avec notre pauvre masque et tuba nous voyons nos premières tortues !
Quand on sort de l'eau on a toujours la banane !
Que dire de Tulum et de sa plage. Jugez-en par vous-même…
Mais la palme revient je crois à Mahuahual où nous nous offrons la plus belle séance de snorkelling au Mexique. L’eau est d’une limpidité inégalable ! Même pas besoin d’avoir la tête dans l’eau pour voir les poissons.
Sur le pacifique, nous commençons par Mazatlan qui nous offre un 1er très beau coucher de soleil sur l’océan.
Un peu plus au Sud, la station balnéaire de Puerto Vallerta nous attend. Voici une des rares fois où nous prenons une excursion organisée. Ainsi, nous embarquons sur un catamaran qui nous amènera jusqu’à la somptueuse plage de Las Animas : eau turquoise et palmiers comme on se les imagine !
Un joli port dans le coin
Playa Tenatatica qui nous a été conseillée par des Canadiens qui ont l’habitude de revenir avec leur camper chaque année ! Et pour cause, sur place, on comprend pourquoi. La baie est immense, la plage de sable gris bordées de superbes palmiers totalement déserte. Des spots de snorkelling pas loin, on ne peut rêver mieux.
Playa Maruata, qui se prête particulièrement bien à la sieste dans des hamacs ! Les Mexicains y viennent en famille déguster des spécialités dans les petits restaux installés sur le sable.
Comment oublier Zihuatanejo, une mer d’un bleu cristalin, des petits poissons bien exotiques, des tacos de poissons à tomber à la renverse et une coco bien fraîche pour couronner le tout !
22 décembre 2009
L’espagnol et nous !
Message posté en avance le 15 décembre
Voila maintenant plus de 4 mois que nous n’utilisons plus que l’anglais pour nous faire comprendre. Et voilà que nous devons maintenant nous mettre à l’espagnol !
Alors que nous espérions bien pouvoir continuer à nous exprimer en anglais lorsque notre espagnol nous fait défaut, nous nous sommes rendus très vite à l’évidence. Après quasiment un mois, on peut vous dire que les mexicains parlant anglais ne courent pas les rues, du moins pas les mêmes que les nôtres. Donc, nul autre choix que de s’y mettre et pour ça tout repose un peu sur mes épaules, Pierrick ne parlant (ou plutôt ne parlait jusque là…) pas un mot d’espagnol. Mais, mes leçons d’espagnol sont loin derrière moi, et sans pratique on oublie vite. Je peux donc vous dire qu’on dégaine le dico plus vite que notre ombre. Sauf, que celui-ci étant anglais espagnol, il nous faut un certain délai avant de trouver dans notre petite tête le mot en anglais avant de chercher ce dernier en espagnol dans le dico ! Tout un sport…
Pour ce qui est de comprendre le mexicain parlant espagnol, la tache n’est pas plus aisé, bien que je trouve cela plus facile de comprendre un mexicain qu’un espagnol. Nous rencontrons aussi quelques difficultés pour s’exprimer étant donné que je suis la seule à « parler » (le terme est un peu fort) espagnol et que malheureusement dans les régions reculées du nord du pays, certains hommes surtout les plus jeunes refusent de me parler. Assez frustrant, je prends mon courage à 2 mains et tout et tout, et les gars m’ignorent sans même daigner lever la tête. Notre technique consiste donc à ce que je dicte à Pierrick quoi dire, pour qu’il le répète après moi au mexicain, et là comme par miracle, le gars répond à Pierrick mais toujours en m’ignorant. C’est d’un pratique tout ça !!! Mais ca ne durera pas en descendant au Sud.
Nos autres tout 1ers contacts seront avec les militaires et policiers. Dès les 1ers km, les contrôles s’enchainent. Ils n’arrêtent qu’une voiture sur 20 et vous pouvez être sur que c’est la notre. Assez impressionnant d’ailleurs d’avoir 4 gars en tenue de kamikazes qui t’encerclent avec leurs fusils à pompe à la main en te demandant de sortir du véhicule ! La première fois, on a bien cru qu’ils allaient nous dépouiller et nous abandonner à notre triste sort dans l’immensité du désert nord mexicain. Maintenant, nous sommes habitués et savons à quoi s’en tenir : contrôle des papiers d’identité et de la voiture, questions sur notre lieu d’origine et notre destination, fouille succincte de la voiture. Rien de bien méchant sauf que nous en avons en moyenne 2 par jour, que ca nous fait perdre un max de temps (nous consacrons chaque matin une attention particulière à notre voiture pour que le rangement à l’intérieur soit impec pour éviter les vols, que les militaires prennent un malin plaisir à déranger). On essaye de se faire discrets quand on les voit à l’horizon, mais ça ne loupe pas. On rigole quand même bien avec eux quand il s’agit de prendre nos noms. Surtout pour Pierrick, les pauvres ils s’arrachent les cheveux !!! Ah ah ! Fallait pas nous arrêter…
Pour la police, nous n’abordons pas les choses de la même manière. Avec tout ce que nous avons pu entendre, nous sommes sur nos gardes. Et je peux vous dire qu’on ne rigole pas.
Par exemple, voila que pour la 1ere fois, je prends le volant au Mexique alors que nous sommes sur le territoire depuis 1 semaine et que nous ne nous sommes jamais fait arrêter. Et bim, sirêne ! Les 2 gugusses descendent de leur engin, viennent nous serrer la main et nous demande nos papiers. Jusque la, tout va bien. Puis, vla qu’ils se mettent à nous parler d’infraction. On écoute attentivement leur discours confus, mais désolé je ne vois pas ce que j’ai pu faire de mal. Rappelons qu’ici au volant c’est le grand n’importe quoi et que notre conduite européenne est exemplaire. Bien sur, on n’est pas à l’abri d’un excès de vitesse ou autre, mais la ce n’est pas le cas. Donc, on commence un peu à dialoguer mais le gars nous soutient que j’ai coupé une ligne blanche. Sauf que la ligne blanche, il l’a rêve. A partir de la, je préfère vous dire qu’on se laisse pas faire. Même Pierrick s’emballe, lui qui jusque là a un vocabulaire espagnol limité à « bonjour, merci, au revoir ». Vous l’auriez vu en train de parler espagnol en prenant les mots français et en rajoutant un « o » ou un « a » à la fin (ben oui, faut bien avouer que la plus part du temps ca marche). Morte de rire : « Que infraction ?? », « no infraction » chuchautant encu*** de flic de m *** dans sa barbe (et dieu sait qu’elle est longue à ce jour). Je reprends un peu plus calmement dans un espagnol un peu meilleur mais toujours médiocre en lui expliquant que vu la configuration des choses, je n’ai pu commettre l’infraction dont ils m’accusent. Ils commencent alors à comprendre qu’on n’a pas l’intention de se laisser faire (on est prêt à aller au commissariat, voir leur supérieur et tout et tout…) et nous laisse finalement partir. Non mais !!! Faut pas nous prendre pour des ploucs non plus ! Bon je pense que nos passeports français ont aidé aussi un peu. Ils portent un peu plus dans leur cœur les français que les américains !
Depuis ce jour la, quand un flic nous rabat on est sur nos gardes. Et oui, parce que là aussi, ce genre de chose est fréquente. Ils nous arrêtent principalement parce que nous n’avons qu’une plaque d’immatriculation. Comme des couillons, ils nous demandent où elle est, et on leur répond bêtement derrière la voiture ?! Sans blague. Qu’est ce qu’on y peut si au Québec, une plaque suffit. Enfin, on continue de croiser les doigts et surtout d’être plus attentifs que jamais à la réglementation qui d’ailleurs n’est la que pour nous puisque apparemment la loi ne s’applique pas aux mexicains. Je ne le crois pas ils veulent nous coller une prune à nous qui sommes tout réglo alors qu’autour c’est le chao. Les plus dangereux restent surtout ces tarés de bus. Même les camions et les taxis sont plus sages –exception faite pour les taxis coccinelles d’Acapulco, totalement allumés ceux la.
Sinon, en règle générale, les conditions de circulation ne sont pas « si pires ». Enfin, si on fait exception : des topes (ie dos d’âne de la taille d’un volcan - on touche en dessous une fois sur 2) non signalés au milieu des autoroutes où l’on roule à 100km/h , qui ont donné rendez-vous à ce même endroit aux vendeurs de tout et n’importe quoi, aux pierres (laissées par les automobilistes en panne en guise de triangle rouge) et à plein d’animaux : vaches, chiens, cheval… Plus rien ne nous surprend.
Comme promis, nous évitons de conduire de nuit (pas évident car le soleil se couche vers 18h) et essayons de rester sur les axes principaux. Ce que nous ne vous dirons pas c’est que dès le 3eme jour, nous nous sommes retrouvés dans la nuit noire sur une route en terre au milieu de la jungle mexicaine à faire du 15km/h. En tout cas, on fait tout pour éviter mais les cartes sont très passables ici et certaines routes bien que bitumées restent interminables tellement elles sont sinueuses. Disons, qu’on fait du mieux qu’on peut avec les moyens du bord.
Ah oui, autre détail qui tue ici et auquel nous n’étions plus du tout habitués : les autoroutes sont payantes ! Et pas qu’un peu !!! C’est de la folie : plus cher qu’en France et surtout ce ne sont pas vraiment toujours des doubles voies pour autant.
16 décembre 2009
Rien ne va plus !
Un bulletin spécial pour vous tenir informé sur notre état de santé !
Dans le match qui nous oppose quant aux turistas cumulées depuis notre entrée au Mexique, il y a eu du nouveau.
Le score était il y a 1 semaine de 2 pour moi à 1 pour Pierrick (après 3 semaines). Mais, Pierrick, le bougre ne se laisse pas faire. Pour reprendre la tête de cette compétition acharnée, Monsieur a eu l’idée d’effectuer un séjour de 3 jours aux urgences mexicaines !!! Il échappe d’ailleurs de peu à une opération de l’appendicite injustifiée. Dommage, pourtant on avait réussi à avoir un bon prix ?! Pas de panique non plus, tout le monde est entier.
Je vous explique… Alors que ma dernière crise de turista remonte à Mexico où je m’amuse à jouer à vomito dans chaque coin de rue de la ville (les géraniums s’en souviennent encore), 3 jours plus tard c’est au tour de Pierrick. Nous passons alors une journée à ne strictement rien faire en pleine nature dans l’État de l'Oaxaca en espérant des jours meilleurs. Pierrick reposé, nous reprenons notre route le lendemain pour des visites tranquilles. Mais rien n’y fait, son état ne s’arrange pas, au contraire, une douleur intense le torture. Je cours alors d’une pharmacie à l’autre dans la journée pour tenter de trouver un médicament qui l’apaiserait. En vain, à 19h, la douleur est insupportable, très inquiets, nous allons consulter un médecin (si l’on peut dire) trouver au hasard dans une pharmacie. Verdict : turista, on s’en doutait, et traitement antibiotique. On se trouve donc un hôtel pour passer cette nuit qui sera interminable. Les comprimés ne font alors qu’empirer la douleur. Pierrick est incapable de dormir et même de marcher. A 21h, je retourne voir le médecin seule, impossible d’amener Pierrick. Le médecin, met alors la douleur sur le compte d’une soupe que Pierrick a mangé et nous propose d’aller à l’hôpital si on veut plus d’analyses. Dans la nuit, la situation ne s’arrange pas, il est temps de filer aux urgences.
Arrivés la bas (nous sommes dans l’état le plus pauvre du Mexique, essentiellement peuplé d’Indiens), nous découvrons l’hôpital. Une minuscule structure d’un village qui ne figure sur aucune carte, fait office de centre de soin. A 1h du matin, nous passons la porte et découvrons stupéfaits des dizaines de familles couchées à même le sol dans ce qui ne ressemble décemment pas à une salle d’attente. Et pourtant… Là aucun personnel pour nous accueillir. Seul un gentil patient mexicain bilingue nous accueille pour nous expliquer comment ça se passe ici. Nous prendrons alors notre mal en patience en attendant un interne de garde. Il arrive peu de temps après et lui aussi diagnostique une vilaine infection intestinale et suggère des analyses plus poussées. Sauf qu’entre temps cette douleur qui tiraille Pierrick depuis maintenant 11h du matin la veille a totalement disparu. Un peu décontenancés par toute cette situation, on décide de repartir à l’hôtel pour finir cette nuit affreuse. Mais le lendemain au réveil, la douleur réapparait. Nous y retournons donc et nous resterons dans cet hôpital de malheur les 3 jours suivants.
Se succèderont alors une demi douzaine de médecins, des prises de sang, radio, ect… à longueur de journée. Mais aucun médecin ne semble d’accord. Certains sont convaincus que c’est l’appendicite alors que d’autres ne mettent en cause qu’une infection intestinale. En pleine nuit, alors que je suis allée dormir seule dans la voiture, un médecin (jamais rencontré jusque là) encore plus taré que les autres, débarque dans la chambre de Pierrick et sans oscultation ni rien lui sort qu’il est prêt à l’opérer, là, maintenant tout de suite pour 1000$ et qu’il sera sorti dans 2 jours. Voyant Pierrick à peine sorti de son sommeil un peu hésitant, ni une ni deux, il baisse le prix à 100$ ?!!! Voilà ce que Pierrick me raconte le lendemain matin quand je viens à son chevet dans son lit des urgences. On commence vraiment à avoir peur, d’autant plus qu’entretemps son bras droit s’est transformé en gros boudin à cause de la sonde qu’on lui a posé.
Après tout ces avis divergents, "Monsieur Bibendum" doit attendre la passage d’un spécialiste référent qui prendra une décision. Mais celui-ci ne nous éclairera pas plus. Trop de doutes (les radios issues d’une mauvaise technologie ne permettent pas de conclusion), il faut le garder sous observation. Nous attendons toute la journée un changement de lit pour quitter les urgences et aller aux services des hospitalisations, qui ne viendra que dans la soirée. Dans la soirée, nous commençons à nous impatienter car en 2 jours aucun traitement ne lui a été administré. On commence à se dire qu’il le garde pour le plaisir en faisant jouer la montre pour augmenter la facture. La 2ème nuit arrive, et on me conseille d’aller dormir par terre dans l’entrée de l’hôpital non sécurisé comme expliqué ci-dessus. Il est déjà assez difficile pour moi de circuler toute seule au milieu sans me faire reluquer de la tête au pied, alors y passer une nuit... On commence alors un peu à s’énerver d’autant que les infirmières sont insupportables et ne font aucun effort quant à la langue. On peut même dire que nous nous sentons discriminés quant aux soins et à l’attention qu’on nous porte du fait que nous soyons étrangers. Sentiment que l’on a déjà ressenti dans ce pays dans certains restaus. A bout, nous nous plaignons à un nouveau médecin et lui faisons comprendre qu’on ne va pas rester là 2 semaines. S’ils ne sont pas compétents pour le soigner nous irons ailleurs. Bien que nous prenant un peu à la rigolade, on obtient des nouvelles analyses avec résultats, un traitement et l’espoir de sortir le lendemain. Je passe cette nuit au chevet de Pierrick à dormir sur le carrelage puisqu’on ne semble pas pouvoir m’offrir mieux.
Le 3ème jour serait celui de la sortie et donc de la facture. Là encore rien de simple. Heureusement, les frais médicaux ici ne sont sans commune mesure avec ceux des USA. Et surtout, la facture ici est négociable. Voila le principe dans les établissements publiques : si tu as de l’argent tu payes, si tu n’en n’as pas, ce n’est pas grave, tu ne payes pas. Au regard, du manque d’efficacité, de compétences et du temps perdu, nous demandons à payer que la moitié de la facture. Requête acceptée.
Il nous aura fallu quand même 7h pour organiser la sortie. Maintenant, nous reprenons notre quotidien à un rythme bien plus tranquille tous les 2 sous antibiotiques.
Ce que nous retirons de cette expérience c’est que ces 3 jours ont surement été un des passages les plus difficiles depuis notre départ. L’expérience a quand même été enrichissante. Nous avons pu nous imprégner d’un des aspects du quotidien des Mexicains. Nous ne tenons pas pour autant à renouveler l’expérience.
Score final : Pierrick reprend la tête 4 (il a fait fort, avec un séjour à l’hôpital, je lui accorde 2 points supplémentaires) - Esther 3 (ben oui, cet hôpital m’a rendue malade, j’en repars avec ma 3ème turista).
Un seul mot d’ordre désormais : « Jamais sans mon PQ ! »
PS : Des photos sont enfin sur Picasa, http://picasaweb.google.ca/esther.lacroix. La seule chose c'est qu'il s'agit plus de notre sauvegarde que de réels albums destinés au public. Ce qui veut dire pas de commentaires, ni légendes ou ni présentations, donc peut-être un peu ennuyant surtout qu'il y en a en masse ! Une vingtaine pour le 1er mois au Mexique et une dizaine sur la fin des USA... Enfin, comme d'hab, c'est vous qui voyez.
07 décembre 2009
Le passage de la frontière
Un peu de courage en cette soirée du 29 novembre pour reprendre un peu tout depuis notre entrée au Mexique le 1er novembre et faire un résumé… en plusieurs chapitres.
Donc après notre dernier parc américain, le fabuleux Big Bend au TEXAS bien sur (où nous randonnerons pendant 2 jours), le temps est venu pour nous de nous tourner vers d’autres frontières…
C’est donc à la fois excités et un peu émus de quitter les USA, que nous parcourons les derniers km qui nous séparent du Mexique. Cette magnifique route nous fera longer le fameux Rio Grande pendant plusieurs heures pour enfin arrivés au point de traversée à Presidio. Lors de cet itinéraire contrairement à un peu plus à l’ouest, pas de poste de contrôle car de l’autre coté, au nord du Mexique, un immense désert rend l’accès aux USA quasiment impossible. Ce n’était pas le cas quelques jours auparavant, quand nous longions un autre bout de cette frontière mythique, ou des spots éclairés chaque ruisseau et où les contrôles d’identités se multipliaient… Pour un peu, et on en serait venu à vérifier qu’on n’avait pas un p’tit mexicain caché sous le capot. Bref, tout ça contribue à nous mettre dans le bain.
1er novembre, 11h, après 2 bonnes heures d’intenses préparations, nous sommes parés ! Les papiers sont sortis, la voiture rangée pour éviter les fouilles, notre discours quant à l’objectif de notre séjour est rodé, et surtout notre dico d’espagnol-anglais (et oui, on n’a pas trouvé le français-espagnol, donc je vous raconte pas la gymnastique mentale que ça va être) sous la main. Après tout ce que nous avons pu entendre sur le passage de cette frontière nous appréhendons un peu. On croise surtout les doigts pour que les agents parlent quelques mots d’anglais.
Bim, raté !!! A peine arrivés dans la zone internationale que nous voila dans l’embarras. Pleins de files se présentent à nous et nous avons bien du mal à nous décider. Un mexicain, plus vieux que tous les grand pères de la terre réunis, voyant notre embarras vient nous accoster en baragouinant un charabia entre ces 3 dents qui se battent en duel dans sa bouche. Aie, ca commence bien ! Voilà, le 1er contact que nous aurons. Je n’arrive pas à comprendre un traitre mot. Impossible que ce soit de l’espagnol ! Hum, j’espère qu’il n’en sera pas de même avec tous les mexicains que nous croiserons sur notre route. Quelques grimaces et signes plus tard, nous nous retrouvons cette fois ci dans la bonne file. Et là. Miracle les agents ne parlent pas anglais, mais encore mieux, français ! Youpi !!!
Les choses se compliquent quand nous devons passer à l’immigration. Impossible de faire comprendre à l’agent que nous devons absolument nous faire enlever un document apposé à notre passeport à l’entrée des USA avant d’entrée au Mexique sous peine d’avoir de multiples problèmes au retour aux USA. « No le importa para Mexico » qu’elle n’arrête pas de nous dire. Ouai, ouai, sauf, que « le importa mucho » aux agents des USA. Un 1er gentil mexicain bilingue nous vient en aide, mais la langue n’y fait rien, cela ne semble être qu’un détail sans importance pour elle. Visiblement, elle n’a pas envie de comprendre le problème. Nous voilà donc reparti dans l’autre sens à pied en abandonnant notre voiture pour retourner voir les américains pour régler ce problème. 20 min plus tard et déjà quelques pesos en moins, problème résolu. Oufff !
Sauf, que nous ne sommes pas encore rendus. L’agent de la « banjercito » nous attend de pied ferme. C’est ici que nous devons nous procurer un permis d’importation pour la voiture. Une voiture québécoise détenue par des français dont le permis de travail au Canada est dépassé, voulant passé la frontière Américo-mexicaine… rien de très clair ! Là encore 3 ou 4 passants mexicains et américains nous viendront en aide pour clarifier les choses. C’est pas le moment pour un malentendu ! Mais rien de bien compliqué pour autant, tout se passe bien et une fois les frais affranchis nous sommes libres de rentrer au Mexique sous les paroles encourageantes des gens qui nous sont venus en aide : « Ne faites pas attention aux mauvaises langues, le Mexique est un pays magnifique ! » Ca, on en est convaincus et c’est pour cela que nous sommes la. Il nous aura donc fallu en tout et pour tout peut être 2h, pour faire nos 1ers pas au Mexique.
Le dépaysement est immédiat ! Les routes, la signalisation, les habitations et la population bien sur n’a plus rien à voir avec celles Nord américaines. Seul le paysage reste le même : le désert à perte de vue.
Le Mexique, nous en rêvions … nous y sommes.
26 novembre 2009
La lune de miel continue...
Bon bon bon, très peu de temps (ou disons plutot très peu de connexions) et pourtant tant de choses à vous raconter !!! Je crois que pour les détails, les anecdotes et les images, il faudra attendre notre retour !
En tout cas, le plus important est que tout va toujours bien pour notre plus grand bonheur. Pas une seule encombre pour l'instant. Nous revenons ce jour même de Mexico où nous sommes restés 4 jours. Nous avons joué la sécurité en laissant gentiment notre voiture en pension à Cuernavaca et prenant le bus ! Et oui, notre expérience en voiture dans Acapulco nous a suffit ! Un enfer !!! Bien sur 4 jours dans la plus grande capitale du Monde, on en ressort comblé. Et surtout, étonament surpris de voir à quelle point cette ville est agréable et sure ! Et oui, ni pollution, ni violence, ni racket, ni taxi-fous ! Je crois que les gens feraient mieux de réfléchir un peu avant d'effrayer les touristes sans raison. Au programme : corrida, ballet folklorique, catch, cité aztèque... Nous qui hésitions à faire le détour, nous ne regrettons pas notre choix. Seul ombre au tableau : turista #2 pour moi !!! A moins que ce soit la grippe porcine, je préfèrerai je crois plutôt que cette saloperie... En tout cas, je vous assure que pour moi qui n'est jamais était malade de ma vie, c'est pas une partie de plaisir.
Sinon, avant ça, nous allions de plages paradisiaques en plages paradisiaques le long de cette magnifique côte pacifique : de Mazatlan, à Acapulco en passant par Puerto Vallarta, nous ne quittons plus notre équipement de snorkeling !!! Quel bonheur de plonger dans ces eaux cristallines et de pouvoir admirer ces poissons tous plus exotiques et colorés les uns que les autres. Entre 2 plongées, nous n'oublions pas de gouter à la délicieuse cuisine mexicaine (pour ça oublier tout ce que vous connaissez !) : délicieux poissons grillés, gorditas, tortas, flautas, mole, et surtout tous leurs fruits exotiques... Un délice ! Plus un jour sans avocat pour nous. Et pour nous rafraîchir sous ce soleil écrasant, des pinas coladas, margaritas, cocos fraiches, ect à gogo ! Bref, la belle vie ! On a un peu honte de le dire, mais on a enfin l'impression d'être en vacances. ;) Ah oui, j'oubliais bien sur : LA TEQUILA !!! Volontairement, offerte avec insistance ou lors de dégustations dans la plus grande distillerie du pays, nous descendons des culs secs régulièrement !
Enfin, aussi la jungle mexicaine. Une sortie en chalupe dans la mangrove qui nous permettra de voir nos 1ers crocodiles, oiseaux tropicaux, tortues...
Pour la suite, peut-être l'ascencion du Volcan d'Orizaba (plus haut mont du Mexique, 5611m). Enfin, c'est pas fait, parce qu'il faut trouver un guide et surtout retrouver la forme d'ici là. Sinon, nous repartirons directement au sud sur la côte Pacifique avant de nous attaquer à la très touristique Péninsule du Yucatan pour étrenner nos tubas dans la mer des Caraïbes.
En ce qui concerne nos nuits, nous ne dormons toujours pas dans les campings. Beaucoup trop cher à notre gout pour ce qu'on a y faire. Nous ne dormons pour autant pas n'importe où (même si on ne ressent aucune insécurité), mais plutot dans les Pemex, ie stations services du pays, qui sont ouvertes 24h sur 24 avec un agent de la sécurité souvent présent. Par correction, nous allons demander la permission avant et en général ils nous disent oui ! Sacré bon plan pour nous.
Désolée, impossible de charger une seule photo...
13 novembre 2009
Mexico !!!
J13 au Mexique !!!
Tout va bien. En 2 mots, le passage a la frontiere c´est bien passé. Apres un séjour dans les montagnes du Nord du pays, nous avons commencé un itineraire pour parcourir plusieurs villes coloniales dans le plateau central.
A bientot






























































































































