28 avril 2010
La Colombie comme vous ne l’avez jamais vue !
Parce que pour beaucoup de Français la Colombie c’est la coke, le café et les FARCS… il est temps de vous montrer ce pays sous de plus beaux jours.
Nous n’y avons passé pour l’instant qu’une petite semaine et pourtant que de merveilles ! Et oui, une semaine dans un si grand pays car nous sommes partis faire une virée chez son «petit » voisin, le Venezuela où nous nous trouvons actuellement ! Mais nous serons de retour en Colombie dans quelques semaines pour en découvrir un peu plus.
Notre entrée en Colombie restera un moment unique puisqu’elle marque bien sur notre passage en Amérique du Sud. Pourtant dès lors que nous étions de l’autre côté du canal du Panama, nous avions déjà un pied en Amérique du Sud à notre sens. Notre entrée se fait aussi en grandes pompes puisque nous arrivons par avion ! Certes un petit coucou (gloups pas très rassurée pour le coup) d’une trentaine de sièges, mais un avion quand même ! Nous atterrissons à Cartagena, dans laquelle il va falloir nous trouver un toit le temps que Venturette finisse sa croisière et rejoigne le port. C’est dans le quartier de Gestemani que nous partagerons une chambre avec Bruno et Véronique, avec qui nous prenons le container.
A peine 2 jours pour nous remettre des pénibles démarches du Panama pour envoyer la voiture que nous devons entreprendre celles pas plus aguichantes de la récupération du véhicule. Je détaillerai tout ça prochainement avec les noms des compagnies, les adresses des douanes, police, ports… pour aider un peu les suivants dans ces moments de galères que sont les transferts maritimes.
Bref, je crois qu’il est impossible de décrire notre état de joie quand nous retrouvons Venturette (ENTIERE, ben oui, on n’a que moyennement confiance dans les compagnies et pas d’assurance pour ce genre d’incident, comme par exemple un container qui tombe de 50m). Pour nous, cela fait 3 semaines que nous sommes en pause, pris dans le cercle infernal de cette traversée de malheur. Enfin, le plus important maintenant est que tout cela soit derrière nous et que nous soyons désormais libres de sillonner l’Amérique du Sud.
Nous commençons donc par la Colombie. Bien sur, la Colombie comme ça, ça fait peur – surtout que nous arrivons dans le pays en pleine période (pour ne peas dire le jour même) d’élections législatives, mauvais timing, le pays est un peu en alerte. Surtout, n’allez pas lire le site francediplomatie.gouv.fr, à les lire nous n’y survivrons que quelques heures. Nous savons (ou du moins espérons) que la réalité est toute autre. Encore une fois tous les voyageurs ne nous en ont dit que du bien. Nous appliquerons toujours nos fameuses règles de sécurité que nous avons adoptées depuis le Mexique : pas de conduite de nuit, bivouacs dans des endroits sécurisés et sollicitations de la police, militaires ou autres pour se renseigner sur les endroits à éviter.
Cartagena sera notre première visite. Que dire de cette merveilleuse ville coloniale classée à l’UNESCO qui se targue allègrement d’être la plus belle de toute l’Amérique du Sud ! Les remparts construits par les Espagnols protègent le cœur historique qui abrite une cité à l’architecture coloniale somptueuse : ruelles pavées, maisons aux couleurs pastel, balcons en bois… Pour autant, nous sommes bien conscients que ce petit cocon ne reflète pas vraiment l’ensemble du pays : la Colombie, la vraie !
?!
Achat des traditionnelles arepas !
Alors après avoir troqué chacun de nos 7 guides d’Amérique Centrale contre ceux d’Amérique du Sud, nous être muni d’une carte du pays, nous nous lançons sur les routes Colombiennes !
1ère étape : le volcan Lodo de Tolumo ! Allez encore un, mais cette fois-ci point de belvédère ni de rando. Ici nous vivrons des sensations uniques, « gluantes » mais super agréables. Et oui, de ce volcan, on n’aperçoit qu’un petit cône de boue de 35 m, le reste du volcan est enfoui dans le sol. Nous gravissons donc les marches glissantes du dome pour, une fois arrivés en haut, s’offrir un bain de boue mémorable. Tous exités et sans hésitation, nous nous immergeons dans cette baignoire naturelle de boue. C’est extra : la boue est tellement dense qu’il est même difficile d’y rentrer ! Seul inquiétude : c’est profond ? Va t’on s’enliser comme dans du sable mouvant ? Absoluement pas, nous flottons au dessus de plusieurs centaines de mètre de profondeur. Même si nous voulions nous y enfoncer cela serait impossible ! La boue est tellement visqueuse et épaisse que changer de position est tout un sport.
Quand on se retrouve maloncontreusement sur le ventre, ce n’est qu’aux prix d’efforts épuisants qu’on récupère une position assise. Quant au fait de nager ou d’avancer pour pouvoir en sortir, je ne vous en parle même pas. Et puis, comme nous on aime bien ça, jouer au petits cochons, on y met même la tête dedans.
On en a partout : les yeux (impossible d’essuyer, forcément on en a pleins les mains), les oreilles, les dents, les cheveux...tout y passe. Imaginer la barbe protubérante de Pierrick ! Fous rire assurés pour les locaux qui nous rejoignent alors que nous barbotons la dedans depuis 45min ! On pose avec eux, puis vient l’heure de la sortie et du décrassage dans la lagune à côté.
Il s’agit maintenant de se débarasser de tout ça. Des femmes sont mêmes la pour nous frotter de la tête aux pieds.
Remis de nos émotions nous reprenons la route qui sera riche en surprises. La 1ère sera bien sur les kilomètres qui défilent, fini les minuscules pays d’Amérique Centrale. Ensuite, viennent les très contrariants PEAGES hors de prix pour des routes qui n’ont rien d’autoroutes. S’en suivent les nombreux controles routiers chaleureux mais un peu ralentissants quand les militaires, policiers et gaillards de je ne sais quelle infanterie se succèdent plus bavards les uns que les autres : Sarko, Zidane, Henry, Makélélé, Carla Bruni et une certaine Ingrid Bétancourt animent les discussions ! Avec ça, nous rencontrons en chemin Dan, Australien qui effectue lui aussi la traversée des Amériques en solo dans sa Jeep. Nous avons fait pas mal de démarches avec lui pour le transfert de la voiture, un arrêt s’impose donc pour prendre des nouvelles. Pas du luxe, puiqu’il nous apprend que l’assurance auto est obligatoire ici. Personne ne nous en a parlé à la douane, nous n’en n’avons donc pas. Nous prenons alors la sage décision de nous arrêter dans la prochaine grosse ville pour en souscrire une. 35$ pour 3 mois cela fait bien notre affaire même si ça ne couvre aucun dommage sur les véhicules. Le temps passe et nous sommes encore bien loin de Taganga. Bien décidés à rattraper notre retard, nous pressons le pas quand survient face à nous l’IMPEMSABLE, l’INESPERE... Oui celui dont nous rêvons depuis 8 mois, celui dans lequel nous ne sommes pas allé depuis septembre 2008...
UN CARREFOUR !!!
En voyant l’enseigne je n’en crois pas mes yeux, telle une oasis dans le désert... Je crie, je hurle pour que Pierrick s’arrête. Nous venons de faire des courses mais on s’en fout ! On y va et on y passera la nuit s’il faut ! Mais ... put*** qu’est que c’est que ce b*****, on ne trouve pas l’entrée. Ah si c’est là, oufff, on y court !!! Alors trouverons nous notre bonheur ? Plus ou moins... Quelques produits bien de chez nous comme une terrine de paté qui contre toute attente est à prix raisonnable, quelques produits Carrefour, que si on serre bien fort contre nous les yeux fermés nous transporteraient un peu en France. Etiquettes en français et même marque “1”, c’est comme si on y était à la différence qu’au lieu d’y avoir 20 caisses y’en que 5 et que ici on donne toujours des poches plastiques jetables !
Allez après “cet intense moment de bonheur”, nous devons vraiment arriver à Taganga au plus vite. Il fait déjà nuit et surtout nous sommes impatients de déguster tout ça.
Le lendemain, sous une chaleur inhumaine, c’est sans se faire prier que nous partons nous plonger dans les eaux turquoises et rafraichissante de la mer des Caraibes. Elle est encore la. Le coin est tout simplement magique.
Un sentier le long du littoral, sur lequel nous serons bien incapable de marcher longtemps du fait de cette chaleur monstrueuse, nous offre des vues magnifiques.
Vous voyez le petit monsieur dans l'eau avec son masque tuba, ca pourrait être nous !
Fuyant une nouvelle nuit sur le littoral où la température ne chute que sensiblement, nous partons chercher un peu de fraicheur dans les vallées environnantes, du côté de Minca. On se paume un peu en route, on galère beaucoup pour trouver un endroit où dormir (1ère fois que la police ne nous acceuille pas sur son parking) et on profite de notre soirée. Le lendemain, réveil brutal. Le “restau” devant lequel nous avons élu domicile nous sort sa plus grosse enceinte qu’il colle et dirige en plein sur Venturette nous balancant sa plus mauvaise ragga-rumba criarde dans les oreilles !!!! GRRRRR ! Ce matin même lors d’une petite balade pour se dégourdir les jambes (faut comprendre trouver le coin pipi) une de mes tongues rend l’âme. Désolée Marilia... elles auront quand même bien voyagé ! Nous prenons alors un petit peu de temps pour s’immerger dans la culture colombienne.
C’est dimanche et tout le monde s’affaire pour le traditionnel déjeuner qui sera pris pieds et tables dans la rivière. Un peu trop d’agitation pour nous, nous partons vers les Pozo Azul. Rebelote, les Colombiens y arrivent pour l’heure du repas, à 5 sur une moto + la marmitte géante qui contient le pozole, le bois pour le barbeuk et bien sur refrescos et alcool à profusion (me demander pas comment ils font pour faire rentrer tout ça) pour profiter d’un dimanche en famille. Nous nous mêlons à eux et pour la 1ère fois goutons à une coutume locale : le bain tout habillé... qui n’enlève rien au plaisir de ce baigner dans ces bassins d’eaux douces perdues dans la jungle colombienne.
Il est temps de repartir vers le littoral pour la visite d’une hacienda, et pas n’importe laquelle, celle où Simon BOLIVAR passa ses derniers jours. Simon BOLIVAR c’est LE personnage historique incontournable en Colombie et dans tout le nord de l’Amérique du Sud. Vu comme le libérateur, c’est lui qui marquera la guerre d’indépendance. En Colombie, chaque ville possède une place à son nom, au Venezuela, le Bolivar est la monnaie locale... Néanmoins, il mourrut abandonné de tous, rejeté et sans un sous. Malheureusement, cette hacienda nous déçoit un peu. Pas grand chose à voir, très peu d’informations historiques sur ce héros. Seule compensation, des salles d’expo de plusieurs artistes sud américains (qui nous passent totalement au dessus de la tête) mais qui sont climatisées à 29°C ! Impossible de vous dire combien il fait à l’exterieur mais vu la sensation de fraicheur que nous ressentons en y entrant cela doit être un max. De toute façon, la température ici ne dépend pas du thermomètre mais du taux d’humidité qui doit être de 200% au moins ! Sérieux on va vraiment crever si ça continue. On part chercher un peu plus de clim dans un centre commercial en implorant le ciel de nous amener quelques nuages.
Raté, le lendemain c’est encore pire. Nous roulons jusqu’à arriver dans la soirée à l’entrée du parc de Tayrona, haut lieu du tourisme. Nous partons nous renseigner sur les horaires et tarifs. Et là, nous tombons de haut : 50 $. Nous nous regardons les yeux grands écarquiillés. Oui oui, le Monsieur nous demade bien 50$ pour aller passer une journée à la plage. On lui demande qu’est ce qu’il y a de si exceptionnel dans son parc pour justifier d’un prix si exorbitant. Parce que si on peut voir des jaguars, des dauphins en liberté, faire des montagnes russes et du kite surf, on peut y réfléchir. Mais si c’est juste une plage avec des cocotiers, on en a vu d’autres... GRATUITES elles ! Réponse juste du sable et de l’eau. On lui demande alors si y’a beaucoup de gens qui y vont dans son parc et apparement tout un tas. En même temps, ça ne coute que 13$ pour les Colombiens. Pfffffff, c’est vraiment du foutage de gueule...on se barre. Désolé, on n’est pas contre le fait de privilégier le tourisme national mais faudra pas prendre les étrangers pour des poins non plus !
Le lendemain, nous décidons de sortir des sentiers battus avec l’espoir de trouver des points d’intêrets qui ne nous ruinent pas. Pour cela, direction la péninsule de la Guajira dont aucun guide ne parle. C’est grâce à de gentils expatriés qui font des blogs extra que nous pouvons dénicher ce genre de coin.
Nous sommes ici chez les Wayuu qui vivent dans des conditions très rudimentaires.
Seul hic l’accès, mais on y arrive quand même et dans cet énième bout du monde nous décidons de nous poser 3 jours. Voila, il fallait que ca arrive, cela sera la 1ere fois depuis notre départ. Les procédures nous ont usés, nous avons besoin de repos et surtout nous avons du temps devant nous. Toujours le problème du calendrier avec des saisons à éviter notamment en Patagonie. Nous aborderons donc l’Amérique du Sud à un autre rythme et n’hésiterons pas à nous poser dès que nous trouverons un coin où nous pouvons nous installer. Celui ci est exceptionnel
Nous passons 3 jours de rêve au bout d’un désert qui se jette dans les Caraibes à profiter d’une plage hallucinante que nous avons eu rien que pour nous deux...
Nous nous réveillons seuls au monde face au bleu de la mer, passons nos journées à barboter dans l’eau et bouquiner...
En attendant que le soleil nous laisse un peu de répis pour notre ballade du soir qui nous offre des couleurs toujours plus belles
Mais voilà, mercredi 25 Mars : IMPOSSIBLE DE REPARTIR ?! Il est 7h30 du matin, nous venons de petit déjeuner face à la mer, quand Venturette refuse de démarrer.
Pour vous mettre un peu dans le contexte : pour arriver là où nous sommes nous avons du rouler 50km sur une route de terre, puis traverser un désert sur 20 km à la boussole sans carte ni GPS et surtout sans vraiment de route et enfin rouler encore 10km au milieu de cactus avec pour point de mire un vague pain de sucre au loin qui nous attire irresistiblement. Autant dire que Venturette ne pouvait pas choisir pire ! Voilà, nous sommes en rade dans le désert Colombien. Que se passe t’il, on n’en sait rien. Tous les voyants d’alarme se sont allumés l’espace de quelques secondes puis plus rien. Alors que Pierrick buche le guide, j’envisage plus ou moins sérieusement d’aller écrire un gros SOS sur la plage. C’est pas qu’on ne veut pas rester ici, y’a vraiment pire comme endroit... mais notre autonomie en eau est limitée. En 3 jours les réserves sont épuisées. Bon pas de panique, lors des précédents jours des pick-up sont venus déposer 2-3 touristes ici. Nous allons attendre bien gentiment. A peine 20 min plutard, en voila un ! On suspecte la batterie.
Nous avons été bien inspirés d’acheter ces pinces croco à Panama. Il est temps de les tester. Miracle, ça marche : on relie les 2 batteries et Venturette vrombit de nouveau. 3 jours sans rouler dans des conditions extrèmes, un soleil et un vent du tonerre, voila le résultat. Bien contents de s’être tirés de ce mauvais pas si facilement, en route vers le Vénézuela...
COLOMBIA, we will be back !
23 avril 2010
Et le petit dernier : Le PANAMA !
Le passage de cette dernière frontière se fait pour une fois assez facilement et rapidement. Juste une petite frayeur quand nous voyons le pont que nous devons traverser ! Euh, c’est sur, les voitures passent vraiment la dessus ?! Ici, nous ne sommes pas sur la panaméricaine et le poste de frontière est un peu olé olé. On nous oblige à prendre une assurance voiture alors que nous sommes persuadés que celle-ci n’est pas obligatoire.
Enfin, on rigole bien avec les agents qui, ciseau à la main, menacent Pierrick de lui tailler la barbe ! En fouillant la voiture, ils trouvent des poils et sont convaincus qu’on y cache un chien ?! Pierrick leur soutient que ce sont ses poils de barbes ! Ah ah, ils sont sceptiques ?!
Nos 1eres km au Panama se font au milieu des cultures de bananiers. A perte de vue… Mais où vont toutes ces bananes ?
La circulation est même interrompue par des bananes suspendues à des sortes de télésièges de bananes qui traversent gentiment la route pour aller d’un champ à l’autre ?!
Quel bazar !
Nous arrivons quand même dans l’après-midi au parc de Palo Seco. Ici, nous partons pour une petite randonnée. Nous sommes accompagnés de Onesto qui nous guide à travers la fôret pour nous mener jusqu’à de belles cascades.
Le lendemain du côté de Boquete nous nous lançons sur le Sendero de los Quetzales dont nous aurons beaucoup de mal à trouver le départ. Alors que 3 personnes nous avaient assuré que le sentier était fermé pour cause d’inondations, nous le trouvons en parfait état !?
Direction ensuite Santa Catalina pour une sortie plongée exceptionnelle ! 1h de bateau nous amène autour des iles Canales dans le parc de Coiba dont la faune et la flore sont comparables à celles des iles Galapagos, pour ainsi dire unique ! Cerise sur la gâteau, des dauphins jouent dans les vagues de notre bateau, tandis que nos 2 plongées seront riches en requins, raies et tortues ! Voilà, c’est confirmé, nous sommes définitivement accrocs à ce sport !
Retour vers les montagnes, avec en chemin un arrêt obligatoire à Aguadulce pour la visite d’une usine de fabrication du sucre. De la culture de la canne à sucre à l’expédition de tonnes de sucre vers le géant COCA COLA, nous voyons tout ! Comme pour les cigares au Nicaragua, visite gratuite, privée et improvisée !
Tout ce sucre partira chez Coca Cola. Quand on vous dit que le coca, c'est vraiment sucré ?!
Pique nique un peu plus loin aux piscines naturelles et aprem sur la playa Blanca, le Cancun du Panama.
A El Valle, nous restons 2 jours à observer des grenouilles plus exotiques que jamais, des arbres aux troncs carrés ( ?!) et à profiter des vertus thérapeutiques des eaux et boues locales !
Fini de rigoler, il est maintenant temps de s’attaquer à Panama Ciudad la capitale où nous attendent beaucoup de démarches pas très drôles.
Premièrement, organiser le transfert de Venturette en Colombie. Et oui, comme vous l’avez compris, nous avons pris la décision de passer de l’autre côté. Comment tourner le dos à l’Amérique du Sud ? Nous remballons donc pour un an. YAHOOOOO !
Mais rien n’est simple. Il manque 250 km de route, donc accès impossible par voie terrestre ! Il faut payer à Venturette une journée en bateau sur la mer des Caraïbes. Nous faisons le tour des compagnies pour trouver le devis le plus intéressant. Tous seront honteusement chers. Quand je dis cher, c’est vraiment cher, autour de 1500 $ !!! Pour info, ça coute moins cher d’envoyer sa voiture de France à New York alors que ça prend 15 jours ! Enfin, nous étions prévenus. Pour essayer de réduire les frais, nous allons chercher activement pendant de longues journées d’autres voyageurs pour partager le contener et donc diviser le prix en 2. Mais rien n’est évident. Nous sommes en avance sur les voyageurs que nous avons rencontrés avant. Aucun ne peut être sur Panama pour le départ de ce dimanche. 2 choix s’offrent à nous : payer ou attendre, sachant qu'attendre signifie manger et donc ca nous coute des sous aussi. Finalement, nous attendrons Bruno et Véronique pour le dimanche suivant et réussirons à négocier 100$ de moins. Wouhou !!! On fait ce qu’on peut… Histoire de compliquer les choses et de remettre un coup au porte monnaie, nous ne pouvons évidemment pas voyager avec Venturette, il faut de notre coté prendre l’avion !
Voilà, nous avons donc 15 jours à tuer dans cette ville guère peu attrayante. Panama Ciudad est archi bruyante et fatigante, et surtout c’est la ville de tous les contrastes.
Un downtown digne de New-York et une vielle ville qui fait légèrement penser à des favelas. Des centres commerciaux monstrueux avec des food-court qui écrasent largement celles du Canada et des USA.
Au milieu de tout ça, des riches panamiens, pas mal d’expatriés mais aussi quelques indigènes en tenues traditionnelles ! Nous ne parlons même pas de la circulation : anarchique, chaque jour depuis 1 semaine nous sommes témoins de 2 accrochages ! La pollution sonore nous épuise : les chivas (bus locaux) sont infernaux et les klaxons insupportables. Voila, nous allons devoir composer avec tout ça et surtout nous trouver un endroit où dormir pendant 15 nuits dans ce chaos. Si si on a toujours autant envie d’aller en Amérique du Sud :P
Alors notre programme pour ces 15 jours (puisque impossible de se reposer ici) : rien d’excitant.
- Trouver la compagnie maritime
- Trouver la compagnie aérienne
- Faire valider la sortie du territoire pour Venturette
- Déposer Venturette à Colon (port de départ à 200km de Panama), au passage faire un tour dans la zone libre, l’une des plus grandes au monde
- Trouver un bus pour nous ramener sur Panama d’où part notre vol
- Trouver l’hotel qui nous hébergera sur Panama quand Venturette sera à Colon
- Trouver l’hotel qui nous hébergera sur Cartagena en Colombie, le temps de sortir Venturette de son container
- Se faire vacciner contre la fièvre jaune 
- Régler nos impôts Canada et Québec
- Clarifier la situation pour ceux de France
- S’occuper de Venturette (elle le mérite, elle nous a conduit jusque là)
- Consacrer du temps au blog bien délaissé ces derniers temps
- Trouver des guides d’Amérique du Sud
- Trouver des blogs desquels on pourra s’inspirer pour chaque pays
Et pleins d’autres trucs encore plus mortels ! Enfin, l’avantage c’est que ça nous occupe. Il nous faut pas moins de 3 jours pour remplir ces déclarations QC/CAN de m… ! Je sais que je l’ai déjà dit l’année dernière mais j’en rajoute une couche, ce système d’imposition est scandaleux ! 3 jours où comme des vrais comptables nous avons le nez dans des calculs tous plus insensés les uns que les autres. Un grand non sens selon nous !
Pour la France, ça devrait normalement être un peu plus simple, faut juste réussir à les joindre.
Nous offrons à Venturette ce qu’elle mérite depuis plusieurs mois, un bon décrassage ! Après 48 000 km dont un max sur routes de terre, ce n’est pas du luxe. Encore mieux, c’est un peu Noel pour elle : nous lui offrons des nouveaux souliers ! Et oui, des beaux pneus tout terrain !!! On avoue que les routes sud américaines nous font un peu peur. Avec ces nouveaux pneus, on espère gagner un peu en hauteur (notre bas de caisse porte les traces des nombreux topes et pierres rencontrées en chemin, nous le faisons redresser au passage) et surtout plus de sécurité sur les routes défoncées. Néanmoins, il est clair que même les meilleurs pneus ne feront jamais de Venturette un 4*4. Enfin, vu l’état de nos pneus (plus de 60 000 km à leur actif, ça devrait bien faire rire les Français pour qui on conseille de les changer tous les 20 000 … alors que nous n’avons en France que des routes parfaitement asphaltées !!!, on hallucine…). On n’a pas mal hésité pour « déjà » les changer, on n’a crevé qu’une seule fois ! Au moins si on avait creuvé 10 fois, on aurait moins regretté. Autre point positif, nous achetons une 5ème jante et gardons un de nos pneus usés comme roue de secours. Celle de base ne nous sera pas d’une grande aide quand nous crèverons sur la Ruta 40 en Argentine à 300 km de toutes civilisations.
Nous passons une journée entière à chercher des guides d’Amérique du Sud. On désespère assez rapidement. Allez, au moins un de Colombie. Mais non, les librairies sont ridiculement petites et le rayon tourisme inexistant. Nous passons alors aux hôtels de backpackers. Parfois, ils proposent un service d’échange de livres usagés que les voyageurs déposent en cours de voyage. Mais, nous sommes au Panama, rien de tel ici. Nous nous rabattons sur le seul guide trouvé : un guide général de toute l’Amérique du Sud. Pas top, on avisera sur place…
Pour le reste, nous avons besoin d’une connexion internet. Hors de question de payer pour cela, nous ne voulons pas de cyber café. Ce qui nous vient de suite en tête, ce sont les bibliothèques bien sur. Comme aux US où nous y squattions pendant des heures. Mais une bibliothèque ici, pas simple à trouver. Nous testons d’abord celle de la fac. A défaut d’avoir internet, nous avons au moins du courant pour brancher l’ordi. Et oui, on ne roule plus, donc impossible de recharger. 1 jour plus tard, nous migrons dans une autre école privée où nous avons internet. Sans rien demander à personne, nous nous melons aux autres étudiants pendant plusieurs jours.
Quelques jours sont passés et mauvaise nouvelle, notre bateau va être retardé de 2 jours au moins ! On ne s’en sortira jamais. Nous sommes déjà allés passer une aprem près du célèbre canal pour voir la surprenante traversée d’énormes cargos dans ce canal si étroit ! Vous saviez que tous les transporteurs maritimes sont construits avec en tête les dimensions du canal pour être sur d’y passer.
Venturette regarde passer les bateaux chargés de containers...bientôt ca sera son tour !
Ca passe juste !
A l'entrée du canal les bateaux attendent leur tour !
Nous avons aussi visité le Parc de Sobrenaria où nous avons rencontré le rarissime et très imposant Harpie Eagle ! N’étant pas vraiment passionnés d’oiseaux, nous ne réalisons pas du tout la chance que nous avons de voir cet animal. Un chercheur rencontré en chemin nous en fait prendre conscience. Nous cherchions des toucans, nous repartons avec un Harpie Eagle en boite !
Voilà, nous connaissons la ville par coeur, le canal c'est fait, le parc aussi... il va pourtant falloir occuper les jours qui nous restent à attendre.
Et le plus dur reste à venir ! A suivre...
PS : les photos du Costa Rica sont là au fait et celle du Panama aussi.
18 avril 2010
Mais le Mexique, c'est aussi ça !
- Des champs d’agaves à perte de vue qui donneront la meilleure téquila !
- Des comidas corridas qui lorsqu’elles ne nous rendent pas malades comme des chiens, nous mettent l’eau à la bouche !
- Des tortillas et burritos à gogo !
La plus grande tortilla du monde !
- Des coccinelles bien colorées toujours plus folles
La coccinelle à Mexico !
- La musica ! Les mariachis se chargent de bercer chaque ville aux sons des refrains mexicains les plus connus.
- Des marchés et de l’artisanat auxquels on ne peut résister !
- Partout la culture Mexicaine est omniprésente : à chaque région sa festivité
Ici, le pélerinage de la vierge de Guadaloupe
- Acapulco et ses plongeurs
- Patzcuaro et ses cimetières incroyablement bien décorés le jour de la fête des morts
- Paplanta et ses Voladores
- Chihuahua et ses boutiques pour cow-boys ! Le Texas n'est pas si loin…
- Les pinatas qui ornent chaque maison et commerce autour des principales fêtes
- Mexico et son arène, l’une des plus grande au monde qui abrite tous les dimanches de fin d’année la corrida
- Mexico et son ballet folklorique
- Une histoire riche
Fresque de Diego Rivera illustrant Miguel Hidalgo pionner de la guerre d'indépendence.
Mais aussi dans la catégorie insolite :
- Les dames pipi avec leur carabine ! Ne pas s’étonner si quand vous allez au petit coin un militaire vous court après fusil à la main… il veut juste vous donner du PQ ?! Ca peut surprendre…
- Les panneaux routiers visiblement installés un lendemain de féria ! Ah, la téquila !
- L’influence nord américaine qui n’épargne personne
- Les moments difficiles que nous voulons oublier…
- Et toujours couleurs et tradition
Aie Caramba !
Femmes à San Cristobal de las Casas
Marché de Teotitlan
Marché de Tlacolula
Tisseuse dans une rue de Guadalajara
Danseuses de Oaxaca
Sur les routes
Marché
Fèves sur le marché de San Cristobal de las Casas
Fruits et légumes San Cristobal de las Casas
Hum... c'était vraiment bien le Mexique !!!
13 avril 2010
Le Mexique et sa nature
Les grands espaces ne sont pas réservés aux Etats Unis et au Canada. Dans cette catégorie, le Mexique se défend !
A commencer par le magnifique Copper Canyon qui nous impressionnera au moins autant que le Grand Canyon.
Où l'art de se mettre dans des situations impossibles !
Les chutes de Basaechics sont quant à elles à couper le souffle. Dommage que je sois ce jour là occupée à me vider par tous les orifices de mon corps – en même temps, si si c’est possible.
Entre forêts et mangroves, nous jouons les Indianas Jones et faisons un remake de Tarzan et Jane en se jetant des trapèzes du côté de San Blas !
Le Mexique nous offrira aussi bien sur nos 1ers contacts avec les animaux tropicaux ! Ah, en ce temps là, les iguanes étaient encore les amis de Pierrick !
Enfin, nous profitons des nombreuses formations géologiques qui parsèment le pays : sources d’eau thermales, piscines naturelles, cenote (grotte aquatique spécifique au Yucatan), pas un jour ne passe sans que nous aillons la tête sous l’eau.
Piscines de Agua Azul
Sources d'eau chaudes du côté de Creel
Hierve del Agua
Dans la jungle de Palenque
Dans la mangrove de San Blas
Cenote Dztinup. Tous à l'eau !
Grand cenote. N'oubliez pas masque et tuba
Yahoooooo !
08 avril 2010
Le Mexique et ses villes coloniales
Le Nord du pays, en particulier, est un véritable joyaux pour les amoureux d’histoire. Les villes coloniales se succèdent les unes après les autres.
Nous ouvrons le bal avec Zacatecas où nous prenons beaucoup de plaisir à nous perdre dans ses étroites ruelles.
Nous poursuivons par sa jumelle Guanajauto, définitivement notre coup de cœur. La ville est un véritable labyrinthe : ruelles pavées, places animées, habitations et églises riches en couleur. Ici, il y a de la vie : on aime manger, danser, chanter !
Patzcuaro pour son église partiellement ensevelie sous la lave et son authenticité.
Mexico bien sur !!! La plus grande capitale du monde mérite sans aucun doute le déplacement. Sa place centrale, le Zocalo, est monstrueux à l’échelle de la ville. Une corrida, le ballet folklorique, une soirée de « lutcha libre » et sa gastronomie rendront nos 4 jours à Mexico inoubliable ! Ma réemission de turista aussi !
J’oubliais la mythique Guadalajara et sa magnifique basilique qui domine la place centrale.
Et il y en a bien d’autres : Oaxaca, Puebla, Morelia, Alamos, Chihuahua, Valladolid et bien sur San Cristobal de las Casas.
Le Mexique ne se limite pas aux plages et aux ruines !
03 avril 2010
Le Mexique et ses ruines
Que serait le Mexique sans ses ruines ?! Les Olmèques, les Toltéques, les Mayas et tous les autres nous accueillent dans leur cité perdue pour notre plus grand bonheur.
Du Nord au Sud, on ouvre les festivités avec Teotihuacan et ses pyramides colossales. Par exemple, celle-ci la 3ème plus grande au monde après celles d’Egypte. La montée est éreintante et la descente périlleuse mais on adore.
Monte Alban qui nous permettra de contempler notre 1er terrain de jeu de balle. Le site est extrêmement bien conservé et surtout jouit d’un cadre exceptionnel.
Yaxmilan, sans hésitation notre préféré. Un site difficile d’accès caché dans son écrin de jungle à la frontière avec le Guatemala. Outre ses temples d’une beauté sans pareil, le site abrite toute une population de singes hurleurs qui rendent le cadre encore plus sauvage. L’accès en lancha contribue à limiter la fréquentation et donc à le préserver.
Que dire de Palenque ? Un site dont la réputation n’est plus à faire. Les temples sont somptueux et plus qu’imposants.
Calakmul, le petit frère de Yaxmilan, qui nous transporterait dans le décor de Tintin et les Picaros. Les ascensions laborieuses et épuisantes en haut des pyramides nous offrent des points de vue imprenables sur la jungle qui s’étend à plusieurs centaines de km.
Uxmal inégalable pour la qualité de ces sculptures qui ne semblent absolument pas altérées par le temps.
Chichen Itza, le site Maya qui reçoit surement le plus de visiteurs. Sa pyramide centrale à la géométrie et aux dimensions parfaites en fait pâlir ses voisines. Surement l’une des plus photogéniques !
La dernière pour le Mexique dont on n’aurait peut être pu se passer : Coba. Ici rien de vraiment transcendant, si ce n’est quand même la plus haute pyramide du monde Maya, que nous nous faisons un plaisir de gravir. Prudence, plusieurs touristes y ont laissé leur peau à la descente lors d’une chute fatale ! Y’a une corde, on assure le coup, en s’y accrochant.













































































































































































