Str & Pericou

Pour nous suivre dans nos aventures...

04 novembre 2010

Huayna Potosi : 6088' : 1er cordée !

L’idée nous trotte en tête depuis bien longtemps. Nous avions renoncé au Cotopaxi en Equateur du fait de la météo pourave et de tarifs un peu trop gonflés. Cette fois ci nous ne louperons pas notre rdv avec le grand, le beau, le haut : Huayna Potosi qui mine de rien dépasse les 6000m ! De peu certes, seulement de 88m, mais ça reste un 6000 !

Comment donc ne pas craquer quand on sait que ce sommet est l’un des plus faciles 6000 au monde ! Pas besoin d’expérience juste une bonne condition physique qu’ils disent… Les chiffres ? 85% des grimpeurs y parviennent.

Allez, soyons fous, on se lance. Pas de réelle difficulté technique pour ce pic, pour autant nous ne pouvons partir seul. Piolet, crampons, et corde obligatoire. Nous faisons donc le tour des agences sur La Paz qui comme d’habitude proposent toutes exactement la même chose à des prix assez proches.

Nous devons d’abord choisir en combien de jours nous souhaitons le faire : 2 ou 3 jours. On nous conseille 3 jours pour nous assurer une meilleure acclimatation à l’altitude. Mais au vue des nombreux treks que nous avons à notre actif ces 2 derniers mois, nous choisissons de faire l’ascension en 2 jours.

 

 

Vendredi 27 aout est le grand jour, celui du départ. Nous embarquons dans un micro bus avec un Allemand et un Israélien bien sur, pour 2 heures de route de folie jusqu’au pied du sommet.

 

 

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Ouai, ouai, on a la banane, mais tout reste à faire…

2 En ce premier jour, nous devons rejoindre le refuge qui se trouve à 5130m, soit seulement 500m de dénivelé. Rien d’insurmontable en soit, mais c’était sans compter sur notre sac qui pèse 3 tonnes. Nous devons porter notre équipement pour l’ascension du lendemain. Je ne me rappelle pas avoir eu un sac aussi lourd ! J’ai l’impression que je vais m’affaisser sous son poids à chaque pas. Les 15kg que nous portions habituellement lors de nos treks aux USA et Canada, me paraissent largement dépassés. Peut-être pas au final, dur à dire… Cette 1ère journée n’est pas une partie de plaisir, bien que nous sommes en haut en 2h au lieu des 3 annoncées. Quand nous atteignons le refuge, il est à peine 15h30, ce qui nous laisse pas mal de temps pour profiter du paysage, se reposer mais aussi appréhender la journée du lendemain.

 

 

 

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4Du refuge, nous pouvons (ou pas selon les nuages)apercevoir le sommet du Huayna qui nous parait bien loin et surtout bien haut !!!

 

 

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On ne vous cache pas, qu’on se met à douter de nos capacités à faire cette ascension. Les commentaires gravés sur le refuge des anciens grimpeurs ne nous encouragent guère : « Réel challenge », « il faut savoir se dépasser », « repousser ses limites »… On a un peu la pression. Va-t-on y arriver ? Rien n’est moins sur.

Puis la soirée passe, on discute avec les uns et les autres. Finalement, peu ont d’expérience pour ce type d’ascension, certains même n’ont pas pris le temps de s’acclimater par un ou deux treks, et arrivent ici directement en descendant de l’avion. Cela nous rassure un peu quant à notre condition physique : nous sommes plus qu’entrainés, bien acclimatés et normalement l’altitude ne devrait pas nous posait problème, et surtout nous avons un mental d’enfer. Etre mentalement positif, voilà la clé de la réussite selon notre guide. Alors on reprend un peu de poil de la bête. Bien sur qu’on va y arriver ! On est là pour ca ! Et on ne renoncera pas si facilement…

 

Nous dinons relativement tôt écoutant avec attention le briefing des guides. Il y aura 2 départs. Un lot de grimpeurs partira à 1h (ceux qui marchent d’un rythme plus tranquille) et l’autre à 2h. Oui, oui du matin, en pleine nuit. Nouvel encouragement, notre guide au vue de la 1ère journée nous met dans le 2nd. Pour lui, il n’y a aucun doute, nous arriverons tous les 3 au sommet, à 6088m…

Le refuge qui est rempli peut héberger jusqu’à 20 personnes. A 19h30, tout le monde est au pieu dans le dortoir collectif où il fait bien loin de faire froid. Rien à voir avec nos bivouacs sous la tente. Si nous avions su, nous n’aurions pas pris tant d’affaires pour le froid, les sacs auraient été bien moins lourds. Pour autant, nous ne dormirons pas un poil. La pression et surtout l’excitation nous tient éveillés jusqu’au levé du 1er groupe à minuit. 00h30, c’est à notre tour. L’agence nous a prêté les vêtements appropriés : pour le bas, 3 couches seront nécessaires, 4 pour le haut ! Plus des gants énormes, cache cou, bonnet et/ou cagoule. Ben dis donc avec tout ça je ne sais pas si je vais réussir à faire un pas. Petit déjeuner obligatoire pour faire le plein d’énergie, puis il est temps de vêtir le matériel. Petit hic, quand Hilario, notre super guide, nous demande où sont nos harnais. Des harnais, quels harnais ? Il ne nous a jamais donné de harnais. On pensait qu’ils étaient au refuge. Mais non, ils ont du rester en bas. Ah ?! Bon, ben comment on fait ? On ne va pas redescendre… Nous ferons donc comme à la vielle école. Hilario me donne le sien, alors que Pierrick et lui n’auront que la corde.

 

Quand nous partons munis de tout notre attirail dans lequel nous ne sommes pas vraiment à l’aise, il est déjà 2h. Nous sommes les derniers qui plus est à quitter le refuge. La température à l’extérieur est étonnement clémente. Pas un poil de vent et il ne fait vraiment pas froid. Pourtant, nous sommes à plus de 5000 au bord d’un glacier. Le ciel quant à lui est magnifiquement clair…

Tout de suite, nous chaussons nos crampons et constituons la cordée : Hilario en tête, moi derrière et Pierrick en queue. Nos 1ers pas sur le glacier sont gravés à jamais dans nos mémoires. Là, au clair de lune, sous un ciel extraordinairement étoilé, à plus de 5000m à 2h du matin, nous avons conscience que nous allons vivre une expérience indescriptible. Pendant la 1ere demie-heure, nous nous familiarisons avec l’usage des crampons. Rien de bien sorcier, il suffit de marcher normalement. Hilario nous montre quelques techniques différentes pour grimper sans trop s’essouffler et se fatiguer les mollets. Nous progressons très très lentement suivant pas à pas l’avancée du guide. Nous en avons normalement pour plus de 6h, hors de question de partir en trombe. C’est parfait, ça nous laisse le temps de jeter quelques coups d’œil au ciel et de deviner le panorama qui nous entoure.

 

 

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Exactement dans ces conditions et à cette allure les 4 1eres heures passeront très vite et surtout comme une lettre à la poste. On se regarde : « T’es fatigué(e), toi ? », «  Non, et  toi ». «  Non plus ». Cool !!! Hilario semble lui aussi content de notre petite cordée.  Nous sommes partis une demie heure après certains et nous les avons rattrapés assez rapidement. Nous accueillerons même dans notre cordée, Philippe l’Irlandais. Sa cordée est en galère. Et oui, le pauvre est tombé avec l’Israélien très sympathique pour autant, mais qui s’est lancé là dedans sans trop savoir ce qui l’attendait. Il parle bien trop, ce qui, à moins d’avoir une pêche du tonnerre n’est pas trop compatible avec l’ascension.  De même que la clope à 5000m…

 

20Bref, avec l’arrivée de Philip nous abordons le 1er passage bien raide. Mais tranquillement, ce 1er raidillon se passe bien. Nous négocions aussi notre premier passage de crevasse, il y en aura bien d’autres…  Et étant donné mes prédispositions familiales quant aux chutes dans les crevasses (ah ah nièce indigne que je suis), je reste attentive.

Tiens au fait, le soleil s’est levé ! Quelle merveille ! Nous découvrons l’immensité de tout ce qui nous entoure. Les rayons du soleil qui illuminent le glacier nous offrent des panoramas à couper le souffle.

 

 

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Alors que tous les guides nous assurent que l’ascension ne présente aucune difficulté technique, j’émets une légère objection. Faire pipi avec 3 épaisseurs, un baudrier, à moitié dans la pénombre avec 2 groupes devant et 3 derrière, le tout encordée, relève de l’exploit !!! Echec pour moi...

Nous poursuivons pendant un petit moment par une montée progressive. Puis, alors que tout allait bien, nous commençons à trainer la patte. Que se passe-t-il ? Nous avons tout simplement passé le cap des 5800m ! Nous manquons d’oxygène et l’ascension devient tout d’un coup nettement plus difficile. A partir de ce moment nous irons vraiment plus que lentement. Impossible pour moi de marcher plus de quelques minutes en continue. Il me faut des pauses de quelques secondes plus que régulières pour reprendre mon souffle. Les gars derrière semblent les apprécier eux aussi. La fille qui s’arrête semble le bon prétexte pour récupérer. Je ne manque pas de jeter un regard noir à Hilario qui essaye de nous pousser un peu plus. Quand je te dis qu’il faut que je m’arrête, il faut s’arrêter,  non mais. Tellement hors d’haleine, que je me demande si ce n’est pas Pierrick qui se laisse trainer sur la corde pour m’embêter ?!!! Non, t’es sur ? Bon… Pourtant, ça serait bien ton genre !

Et ainsi pendant plus d’1h30, nous ferons du 2 à nous arrêter toutes les minutes. Lentement, mais surement, nous avançons, dépassons encore quelques autres groupes. Assez drôle, chacun jure dans sa langue contre cette maudite montagne pour se redonner un peu de motivation. Au moins, tout le monde est dans le même état, c’est rassurant.

Puis nous attaquons un passage du tonnerre de Zeus. A pic, sur la glace il va falloir trouver les forces. Cela devient un peu plus périlleux. Il faut planter les crampons dans la glace, mais aussi ce piolet dont on ne sait vraiment pas trop quoi faire, pour trouver un peu d’équilibre et des points d’appuis. Hilario en premier, moi derrière qui m’applique à reproduire le plus fidèlement possible chacun de ses mouvements et les gars qui suivent. Allez, encore un peu d’effort, et après un passage vraiment scabreux et tuant… NOUS Y SOMMES !!!

…en haut de ce passage, mais pas encore au sommet. A ce moment là, assis le cul dans la glace, en train de réaliser à quel point ce que l’on fait est dur, nous pouvons le voir ! Oui, le sommet, il est là, à quelques centaines de mètres plus loin, et quelques dizaines plus haut. Oui, à ce moment on sait qu’on peut la faire. A ce moment là, plus aucun doute nous arriverons en haut. Nous sommes si proches, c’est dur certes, mais pas insurmontable. L’espace de quelques minutes je suis prise d’une légère euphorie. J’ai envie de courir, de sauter. Hum, nous sommes au bord d’un vide gigantesque. C’est pas vraiment le moment. S’en suit alors une phase plus émotive : comme une gamine j’ai envie de pleurer, de soulagement (pourtant nous ne sommes toujours pas arrivés  en haut) mais surtout de joie.

Allez, après 10 minutes, nous devons repartir. Nos derniers pas se feront sur une crête partiellement enneigée et glacée.

 

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Nous devons conjuguer avec le vide qui nous menace sur notre droite et nos crampons entre roche, glace et neige. Pas évident. Surtout que nous sommes physiquement bien entamés. Alors que nous ne pensions pas que cela été possible, nous irons encore plus lentement qu’auparavant. Mais la vue du sommet si proche et si beau nous redonne des ailes. Pas après pas, OUI, nous y parviendrons !!!

VICTOIRE !!! NOUS Y SOMMES ! LA… 6088 mètres !!! Enorme. On n’en revient pas. On l’a fait !!!

 

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10La vue est grandiose. D’un côté on devine à peine le lac Titicaca et de l’autre c’est toute la Cordillera Real qui nous fait face. Séance photo obligatoire. Sous tous les angles, Hilario fier de ces grimpeurs nous prend en photos.

 

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13Un 2nd groupe nous rejoint avec qui nous partageons volontiers un bout de ce somment pourtant si exigu. Puis l’espace de quelques minutes, tous les gars descendent et je me retrouve en haut toute seule. Petit moment de gloire, moi qui apprendrait à ce moment que je suis la seule fille à être arriver en haut aujourd'hui. Non ce n’est pas moi qui suis particulièrement résistante, ni les autres qui sont nulles. C’est juste une question d’acclimatation et d’entrainement. Il est clair que nous étions plus que bien préparés pour ce sommet.

Au bout de 20 min, nous devons libérer la place pour les suivants. Nous entamons la descente en toute allégresse, mais nous devons rapidement retrouver nos esprits pour aborder les passages délicats. Il s’agit de ne pas se foutre dans le vide.

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Tout se passe bien même si nous avons bien hâte de retrouver les parties les plus faciles du glacier. Sous un soleil de plomb et une chaleur surprenante, nous descendons les yeux remplis de bonheur et surtout tournés vers toutes ces montagnes qui nous entourent.

21 Philip néanmoins semble accuser le coup. Lui qui se retrouve dans la descente en tête de cordée, ne semble plus marcher très droit et avoir un peu de mal à s’orienter. Hilario décide alors de mettre Pierrick en tête.

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24Partis les derniers du refuge, nous serons les 1ers arrivés au sommet et les 1ers de retour au refuge, ce qui nous laisse tout le loisir de nous reposer avant les 2h de descente jusqu’au bus.

 

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En conclusion, cette ascension restera un des moments forts de tout notre voyage. Cela a été dur, très dur, mais nous nous attendions à bien pire ! Pas de « surpassement » ni de repoussage des limites. Nous avons bien moins souffert que la moyenne, ce qui est à la fois très satisfaisant mais aussi un peu frustrant. Nous en voulons encore plus ! Un  peu comme la plongée nous découvrons par cette 1ere ascension de nouvelles sensations indescriptibles. Des moments inoubliables. Quand on y a gouté, on ne peut plus s’en passer…

Mais pas demain…il va nous falloir quelques jours pour récupérer.

 

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Posté par Esther_Pierrick à 18:59 - 20. Bolivie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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11 septembre 2010

Trek 3 : Salkantai Trek, ou Pierrick et Esther vont au Machu Picchu !!!

Nous y voilà…. Ou ça ? A Cusco bien sur ! C’est à dire dans le Pérou bien touristique. Pourquoi ? Parce que le Machu Picchu est tout proche.

Alors le Macchu pichu : tout le monde on parle. On a tous vu les photos des copains, des frères et sœurs, les cartes postales etc … Et voila, aujourd’hui, c’est notre tour ! Cela fait des mois qu’on y pense et pourtant, nous ne sommes toujours pas certains de vouloir vraiment y aller. Ben oui, de longues heures d’hésitations, à peser le pour et e contre. Ca semble peut être surprenant pour certains voir absurde, mais pour nous le Machu Pichu ce n’est pas le Pérou et ce n’est pas notre priorité. Donc d’un coté, le prix exorbitant de l’entrée (45$ !), la difficulté d’accès (bus+train à un cout exagéré), l’affluence sur le site. De l’autre, c’est sur, ca serait bête de ne pas y aller, on a vu tellement d’images, qu’on voudrait se faire notre propre idée… Finalement, nous arrivons à cette option : soit nous trouvons un trek intéressant qui nous permet d’y accéder à pied à prix raisonnable, soit nous n’y irons pas. 100$ par tête pour une journée… NON MERCI.

Donc nous passons une journée sur Cusco à aller d’agences en agences, à rencontrer des gars tous aussi incompétents les uns que les autres avant de choisir notre trek. Nous abandonnant notre idée de base qui était de relier les ruines de Choquequirao à celles du Macchu Picchu. Difficile à faire sans guide, nous n’aurions d’autres choix que de prendre un tour organisé, qui plus est privé, car personne ne fait ce trek, soit plus de 400$ par personne. Dommage… Nous nous rabattons donc vers un trek beaucoup plus populaire, le Salkantai, qui consiste en 4 jours de marche avant d’arriver sur Aguas Calientes, au pied des ruines. Cette fois-ci, nous partirons sereins puisque tout est organisé par l’agence. Nous devons juste trouver un endroit SÉCURISÉ (vu les mésaventures que nous avons eu dans Cusco, je raconterai ça plus tard) où laisser Venturette.

Lundi 19 juillet, 4h du matin, réveil. Nous avons 1h pour nous préparer et déposer la voiture. Nous avons rdv à 4h50 devant un parking. Évidemment, personne. Nous prenons pas mal de retard, ce qui n’est pas une bonne chose vu que le bus doit venir nous prendre devant notre hotel fictif (obligés de donner le nom d’un hotel alors que nous avons dormi dans la station service de la ville). On court et on arrive à prendre notre bus. 2h de route dans un bus plein d’une quarantaine de personnes alors que le gars de l’agence nous assurer que nous ne serions pas plus de 10 ?!

Finalement, nous serons un groupe de 16. Très vite, nous comprenons les inconvénients de partir en groupe. Dès les 1eres minutes, alors que nous ne sommes qu’à 3000m et que le sentier est plat, certains commencent déjà à être hors de souffle.  Ils réclament des pauses tout le temps, et dès la 1ere « cabane à frite » se mettent à courir (comme quoi, ils n’étaient pas si fatigués…) pour s’acheter un snickers et un coca ?!

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On hallucine vraiment et on se demande se qu’on fout là. D’autant plus que tous les groupes se sont donnés rdv ici, nous sommes plus d’une cinquantaine !!! Bon, on positive en se disant que sa sera une nouvelle expérience et on préfère faire connaissance plutôt que rester dans notre coin. 1h de marche de plus et l’heure du repas arrive. Ah non, c’est sur on ne regrette rien : repas chaud, avec soupe, plat de viande mijoté et thé ! Le 3 étoiles pour nous. Tout le monde ne semble pas de cet avis. On veut bien finir les assiettes nous. C’est sur ça ne sera pas le trek de notre vie, mais on va bien manger !

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2 à 3h de marche de plus, où on croit que certains vont crevés sur place. Un fini à cheval, l’autre en pick up, une autre est en larme croulant sous les feuilles de coca. En arrivant au campement, on est sur le cul : figurez vous qu’ils ont réussit à installer les 16 tentes (2 groupes réunis) sous une tente géante pour nous couper du froid. Très très FORT !

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Amusés on prend nos quartiers à exactement 2cm des tentes voisines. Et là, vient le moment qu’on attend depuis des jours et des jours : l’heure du POP CORN !!! YAHOOOOO ! Cette fois-ci, nous seront parmi ceux qui sont au chaud en train de déguster ces petits grains de mais éclatés bien chauds ! Youpi ! On n’a pas vraiment l’impression de l’avoir mérité mais on déguste quand même.  On fait connaissance avec notre groupe lors de cette 1ere soirée : Irlandais, Suédois, Américains, Uruguayens, et bien sur Israéliens qui nous font jouer à un de leur jeu de cartes. 

J 2 : 5h30, nous nous réveillons comblés par cette nuit au chaud alors que nous sommes quasiment à 4000m (le coup de la tente dans la tente ça semble marcher). Visiblement, tout le monde n’est pas autant de bonne humeur. Tout le groupe se plaint du froid, du manque de confort et des repas peu à leur gout. Ah, nous nous sommes aux anges…

L’humeur ne va pas s’arranger dans le groupe, puisque la journée s’annonce bien plus dure que la veille avec un col à 4600m. Ces branques partent comme des tarés au pas de course. Nous sommes en queue de peloton. Mais évidemment, au bout de 20 min, la plupart sont en âge. Nous ne mettons que 2h30 sur les 4h annoncées pour atteindre le col. 1h plus tard, quand les derniers nous rejoignent, on peut lire le raz bol sur certains visages. En même temps, fallait pas courir au début…  Certains n’ont même pas mis les pieds par terre et ont tout monté à cheval.

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Walter, notre guide, nous réunit l’espace de quelques minutes pour un rituel assez amusant où nous devons faire des offrandes aux dieux ou aux montagnes, (j’sais plus trop-mais c’est pareil non ?). 2-3 feuilles de coca, un caillou on souffle là dessus et hop, c’est fait. Les spaghettis bolognaises du midi nous attendent à une bonne de marche.

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Dans l’après midi, nous quitterons définitivement les hautes altitudes pour le plus grand soulagement de certains, pour entrer dans la jungle. A partir de maintenant,  nous ne ferons que descendre. La végétation est fondamentalement différente : forêt dense et nous retrouvons même  colibris et papillons.

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11 Finalement, ce que tout le monde semble apprécié le plus, sont les soirées à la bougie à « faire la fête ».

J3 : La journée s’annonce cool. Que de la descente au programme. Nous arrivons au campement vers 14h où nous avons la surprise de découvrir que nous sommes dans ce qui ressemble pour nous à un immense village vacances où tous les groupes se réunissent. Après le repas confectionné par les gens du village, c’est un match de foot endiablé opposant les « gringos » aux locaux qui occupent l’aprem. Les filles supportent les gars déjà bien fatigués par 3 jours de marche, tandis que les guides, cuisiniers et arrieros, frais comme la rose, traversent le terrain dans tous les sens derrière le ballon. Bien sur, la victoire des locaux est écrasante ! Pierrick se prend quelques bons shoots dans la tête, des belles gamelles (parait que les chaussures de montagnes, c’est pas l’idéal pour jouer au foot), mais se défend assez bien au goal. On mettra cette défaite sur le compte de l’altitude… Mouai, nous sommes à 3000m.

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Allez une bière avec nos amis déjantés d’Irlande pour se remettre de tout ça ! C’est sur le trek ne nous a pas conquis au niveau des paysages, mais on apprécie beaucoup cette ambiance bon enfant- en dehors des sentiers.

J4 : aujourd’hui, 2 choix : rejoindre Hydroelectrica (là où passe le fameux train) à pied ou en bus. Pour notre part, avant le départ, nous nous étions assuré que nous aurions la possibilité de le faire à pied. Nous déchantons quand le guide nous annonce que nous devons tous nous mettre d’accord pour choisir la même option. Evidemment, ce dernier insiste sur le fait qu’à pied la journée est particulièrement dure et fatigante (plus facile pour lui de prendre le bus). On trouve ça vraiment nul, car on ne veut pas que certains se forcent à marcher alors qu’ils n’ont pas envie et que d’autres s’en privent. Tout le groupe est assez d’accord et on fait part de notre mécontentement au guide. Finalement, celui-ci acceptera que le groupe se sépare en 2 et qu’en plus que ceux qui marchent n’aient pas à porter leur sac, qui partiront dans le bus. Une fois l’arrangement trouvé, tout le monde marchera sauf nos amis Uruguyens et un des 2 Irlandais blessé au foot. On est plutôt contents, car même si  tout le monde râle un peu en marchant, ils avancent quand même bien. On réalise qu’on a de la chance d’être tombé sur un aussi bon groupe. L’intérêt de faire cette journée à pied est que le sentier, contrairement à la route, nous amène à un point de vue sur le Machu Pichu. A plusieurs kilomètres du site, nous pouvons apercevoir les 1eres terrasses qui se dessinent entre les vallées vertigineuses et verdoyantes.

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Nous déjeunons à Hydroelectrica au bord de la voie ferrée dans un petit comedor où nous retrouvons ceux partis en bus. Pour l’aprem, tout le monde devra porter son gros sac et marcher le long de la voie ferrée pendant 2h30 pas très passionnantes avant d’arriver à Aguas Calientes et de se répartir dans les chambres d’hôtels. Wouhouuuuuuuu, un hotel, avec eau chaude, toilette, et tout et tout… Inclus dans le prix bien sur, Pierrick et moi, on jubile ! Enfin, pas longtemps, vu qu’on n’aura pas vraiment le temps d’en profiter.

J5 : Vendredi 23 Juillet, ceux que nous attendons tous : la montée au Machu Pichu ! Mais tout ça se mérite. Croyez le où non, mais les guides nous font lever à 2h30 !!!! Je vous jure. Inhumain, surtout que ça fait 4 jours qu’on se lève à 5h du mat ‘. Pourquoi si tot ? Parce que nous voulons monter au Wuyana Pichu, le gros pain de sucre que tout  le monde connait et qui offre une vue sensationnelle sur le site. Et pour y accéder, les places sont limitées : 400 personnes. En temps normal, les groupes partent à 4h du mat’ pour être en haut à 5h, soit une heure avant l’ouverture du site. Mais voilà, la veille, 2 touristes se sont battus (doublage dans la queue…). En plus, notre guide n’a pas arrêté de nous dire que c’est la 1ere fois qu’il voit autant de monde sur ce trek. Donc, le verdict tombe : LEVÉ 2H30 !!!

Ce n’était pas une blague : 3H tout le monde est en bas de l’hotel, empâtés, lampe de poche à la main. Nous ne sommes pas le seul groupe. Nous commençons à peine à marcher vers les redoutables marches du Machu Pichhu, que nous réalisons que nous sommes plus d’une centaine, là dans le noir, crevés, à se lancer vers le redoutable Machu Picchu. Nous étions bien loin d’imaginer ce qui nous attend. L’heure qui va suivre est irréelle. L’excitation et l’impatience rend tout le monde hystérique. Sérieusement, nous sommes scotchés : tout le monde se met à courir dans la nuit, et se lance à corps perdu dans les marches. Nous n’en revenons pas : les mêmes qui lors des 4 derniers jours trainaient la patte, ralaient et n’avancaient pas, là ces tarés courent dans le noir à gravir des marches plus hautes et irrégulières les unes que les autres sans avoir dormi de la nuit. Punaise… qu’est ce qu’on fout là ? C’est de la folie, et réellement c’est aberrant, irresponsable, stupide et même dangereux. Certains (dont nous même, nul autre choix que de faire comme eux, si on veut nos places) sont totalement hors de souffle, prêts à tourner de l’œil). Nous arrivons en haut en transe et trempé. Il n’est même pas 4h, nous avons plus de 2h d’attente dans le noir et le froid avant l’ouverture du portail. Nous sommes contents quand même car Pierrick et moi sommes dans les 50 premiers et le reste du groupe, s’il n’est devant nous, n’est pas loin derrière (comme quoi quand on veut on peut !). 16 L’attente est longue, très longue. Trempés de sueur, on grelotte en priant le soleil de bien vouloir sortir. A 5h, un agent vient attribuer les places pour le Wuayna Pichu. Comme voulu, nous obtenons notre pass pour la montée de 10h (2 choix : 8h ou 10h, 10h c’est soit disant mieux car il y  a moins de nuages). Oufff, nous pouvons nous détendre, le Machu Pichu est à nous ! Mais encore une heure d’attente à trépigner devant le portail d’entrée avant de lâcher les fauves !

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Le récit et les photos de la visite ça sera pour une autre fois… Ah ah !

Cette fois ci, merci au frère de Pierrick, pour ses conseils. On ne regrette absolument pas d’avoir choisi cette option, experience qu'on n'oubliera pas..

Note : 2/5

Difficulté : 1/5

Posté par Esther_Pierrick à 10:37 - 19. Pérou - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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08 septembre 2010

Trek 2 : Huayhuash Trek ! ENORME !!!

Le must de la Cordillère Huayhuash, un immanquable pour les randonneurs, ce trek est une pure merveille. Nous étions partis pour 10 jours, nous le ferons finalement en 9. 9 jours, entre 4000 et 5000m avec un arriero et 3 anes. De cols en cols, de lagunas en lagunas, nous n'en demandions pas tant ! Un trek largement à la hauteur de nos espérances. Une ou deux journées assez difficiles néanmoins, ajouté au froid glacial qui sévit la nuit à ces altitudes, aie aie aie. Mais on en veut ENCORE !!!

Et voila que ca recommence. Nous devons cette fois ci nous organiser pour partir 10 jours avec la même formule que lors du trek précédent : arriero et mules. Un nombre incalculable d’heure au marché de Huaraz pour nous approvisionner en nourriture. On achète les pains par centaines et ses rats refusent de nous en offrir un seul en cadeau.  Point positif : nous pouvons nous rendre au départ du sentier en voiture, la laisser là-bas et la récupérer au retour puisque ce trek est une boucle.

Avant de nous lancer, nous prenons soin de nous procurer une carte topographique sur Huaraz. On part pour 10 jours , sans guide, on ne voudrait pas se paumer. Je m’achète aussi un sac de couchage. Plus rentable que de le louer à chaque fois. Un peu volumineux certes, il a quand même le mérite d’être méga chaud, -10°C, et surtout très bon marché.

Toujours aussi crevés par la préparation, nous entamons la longue route qui se transformera en piste qui nous sépare de Llamac, point de départ. Et là, devant les quantités astronomiques de bouffe que nous avons dans le coffre, nous nous offrons une nuit à l’hotel pour pouvoir répartir tout ca dans nos sacs de riz. La chambre ne compte pas moins de 8 lits, rien que pour nous, qui ne nous serons pas de trop pour étaler tout notre bazar. C’est que nous partons pour 10 jours en pleine montagne. Il s’agit de ne RIEN oublié.

Le jour même du début du trek il nous reste encore 2h de piste cahoteuse. Mais nous arriverons à temps pour  retrouver notre arriero vers 10h dans le village paumé de Llamac.

Une bonne heure sera nécessaire pour répartir les charges et équiper les anes.

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Nous confions Venturette à un habitant de Llamac qui nous assure qu’elle sera entre de bonnes mains dans sa cour.

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Zouuuh, 11h, il est temps de mettre les voiles. 

J 1 :  pour cette 1ere journée, surtout de la marche sur la piste avec la traversée de quelques villages et les 1ers péages qui ne nous font pas trop sourire.

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Il y a encore quelques années, les communautés ne faisaient rien payer aux randonneurs. En revanche,  les tentes étaient pillées pendant la nuit. Ainsi, pour plus de sécurité, sous toute logique, ils ont décidé de faire payer des droits d’entrée à plusieurs niveaux du trek aux randonneurs et ont promit de ne plus voler ?!!! Scandaleux… Nous en avons quand même pour 50$ par personne pour les 9 jours. Voilà le Pérou pourri par le tourisme. On a essayé de leur expliqué qu’un jour les touristes en auront raz le bol de se faire prendre constamment pour des cons et y iront voir ailleurs. Par exemple, pour ceux qui sont exaspérés par tout ça, la boucle du Cedro Alpamayo est gratuite et je pense aussi sensationnelle.

Pendant les 3 1eres heures, nous marchons avec notre arriero, Tito (ou plutôt Elmert, embrouille à suivre…). Sur le reste du chemin, nous rencontrons une p’tite vieille non seulement bien intéressée par mes Crocs qui pendouillent de mon sac et qui en plus veut qu’on lui amène ses vaches au prochain point d’eau. Ok pour les vaches, on veut bien les faire avancer avec nous (quoiqu’on ne sait pas trop d’en quoi on s’engage ?!), par contre je garde mes  shoes !

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Pierrick le berger !

Plus nous avançons plus nous entrons dans la Cordillère pour notre plus grand plaisir.

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A 16h30, après 5h de marche et 700m de dénivelé nous arrivons au campement. Nous qui n’avons croisé personne en chemin, nous sommes surpris d’y trouver un max de tentes. Mais d’où viennent-ils tous ? En fait, beaucoup « zappent » cette 1ere journée et se font déposer au campement par les bus. Force est de constater que nous sommes les seuls à faire le trek en solo. Il n’y a que des groupes autour de nous, tout particulièrement des Israéliens par dizaines qui viennent envahir le Pérou à la fin de leur service militaire. Ahhhhhhhhh, les Israéliens au Pérou, on n’en a pas fini avec eux. Un peu une plaie. Ils sont là partout en masse, ils veulent faire tout et n’importe quoi en un temps record sans grande discrétion.

Ils sont tous dans leur méga tipi autour du pop corn que l’on entend éclater de notre tente, alors que nous, nous les gelons dehors à cuisiner. Ca commence mal en plus : depuis notre arrivée, aucun signe de vie de notre arriero. Evaporé dans la nature. Encore une fois,  nous nous retrouvons à cuisiner dans la nuit en attendant son retour, lui qui était en fait chez son oncle dégustant son 1er diner. Les boules…

6 Mon tout nouveau sac de couchage sort victorieux de l’épreuve de la 1ere nuit m’offrant le meilleur des conforts (enfin, la couette aide bien aussi) alors que la tente est gelée.

J2 : Le lendemain matin, notre arriero a encore disparu, faut croire que c’est une habitude chez lui. On questionne les autres guides qui nous apprennent qu’un des ânes s’est fait la malle et a décidé de rentrer à Llamac dans la nuit. Dia, dia, dia, ça se présente mal cette histoire ! Mais non, à 8h, Elmert revient au galop sur un cheval qui remplacera la tête de mule.

Oufff, sauvé, on va pouvoir commencer à marcher pour atteindre notre 1er col qui nous offre des jolies vues sur la laguna roja.

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Nous entamons la descente où Elmert est censé nous attendre pour nous indiquer un itinéraire bis nous permettant de nous isoler du sentier principal. Mais celui-ci semble être aussi têtu que ces mules. Personne au rdv. Tant pis, on se débrouillera tout seul. On se paume un peu, mais arrivons finalement à notre but : surplomber la magnifique laguna Mitucocha.

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Nous en faisons le tour avant de rejoindre notre campement où nous avons l’heureuse joie de constater qu’Elmert a monté notre tente. Geste appréciable … 2ème bonne surprise nous n’avons plus qu’un groupe de 5 à côté.

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J 3 : Nous allons en faire qu’à notre tête aussi pour cette 2ème journée. Hors de questions de suivre l’arriero sur le sentier principal, que les mules sont obligées d’emprunter. Bien trop loin des montagnes à notre goût, nous voulons en suivre un autre qui n’est pas très bien tracé sur notre carte. Alors nous demandons au guide du groupe voisin si nous pouvons les suivre de loin pour ne pas se perdre. Ok, mais il nous avertit que la journée va être plus dur que la veille. Nous repartons donc en direction de la laguna de Mitucocha que nous contournons pour monter un 1er col sans réel sentier.

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Finalement, on entame la discussion au col avec le groupe et passons la journée à marcher avec eux. C'est que les bougres marchent vite et bien mais on suit le rythme.

Après avoir fait connaissance en haut, nous repartons pour un 2nd col, puis nous installons pour pique niquer tous ensemble au bord d’une nouvelle laguna.

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Le ventre plein, nous nous attaquons au 3ème col, que nous n’aurions jamais trouvé sans guide. On commence à en avoir plein les pattes, mais la vue est exceptionnelle !

La redescente interminable nous mènera à la Laguna Carhuacocha.

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Certains randonneurs choisissent d’y passer un jour de repos, pour nous, il nous faudra repartir le lendemain.

J4 : Le lever du soleil sur les pics qui bordent la laguna est magique.

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Aujourd’hui, encore une fois, nous allons suivre un autre groupe de loin pour éviter tout égarement. Encore une journée magique avec 2 cols qui frôlent les 5000m au programme. Les images parlent d’elles mêmes.

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Flans biens colorés

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Coin pique nique

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La forme est là et le soleil aussi

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Pas mal non ?

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Jolis reflets

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Viscachas

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En récompense de cette belle journée un site de campement fort agréable auquel nous arrivons assez tôt pour pouvoir profiter d’une aprem ensoleillée à jouer aux cartes les pieds dans la rivière.

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J5 : Cette journée nous offrira un peu de repos puisque nous n’avons que 4h de marche via un petit col et une magnifique lagune.

Mais ce que nous attendons tous est bien-sur notre temps libre dans les bassins des eaux thermales. On y passera l’aprem à papoter avec les autres randonneurs, et on en profite au passage pour faire un brin de toilette.

J6 : Aujourd’hui, nous n’avons pas trop de mal à nous sortir de la tente car on sait que la journée qui nous attend va être mémorable. Encore 2 cols proches des 5000m qu’il faudra monter mais le jeu en vaudra la chandelle. A noter que l’Allemande qui fait parti du groupe auquel nous nous sommes joints le 2nd jour, abandonne et décide de sortir du trek. Le guide doit donc laisser le reste du groupe pour  1 jour et ½ le temps de la ramener au village le plus proche. Il nous demande donc de marcher tous ensemble, les 4 gars et nous 2 pour éviter de se paumer.  Et oui, c’est nous qui avons la carte ! Cool, ca va nous faire de la compagnie, va juste falloir tenir le rythme.

La montée au 1er col est progressive mais déjà fatigante.

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Dire qu’on va redescendre tout ça pour remonter  de l’autre côté. On récupère un peu en descente avant de s’attaquer au gros du gros. Le col du Cerro San Antonio ! Nous sommes dans les temps, il est à peine 10h30. Nous espérons être en haut vers 13h30 pour profiter du panorama en pique-niquant. La montée est réellement exténuante. L’inclinaison est impressionnante, et la dernière partie nous achèvera. Le sentier se perd et nous devons monter à pic dans un terrain sablonneux dans lequel nous faisons un pas en avant et trois en arrière. Physiquement exténuée, l’altitude n’aide pas, je gravis les derniers mètres au mental.  Mais au bout, quel spectacle ! Encore dans la montée, j’entends déjà le hurlement de soulagement et d’admiration que  Pierrick ne peut retenir. Allez, les derniers pas, mes mollets me font souffrir au possible et une fois en haut, quelques larmes m’échappent devant tant de beauté.

On puise encore dans nos ressources pour monter un peu plus et se dénicher un coin pique nique inoubliable.

On y restera plus de 2h, au soleil, avant de rechausser nos bottes. On ne le sait pas encore mais la journée est loin d’être finie. On boucle la descente en une ½ heure à courir comme des gamins dans le sable. En  chemin, à plus de 15h30, nous croisons le groupe d’Israeliens (tous dans un état assez pitoyable) qui commencent à peine à monter ?! Mais à quelle heure vont-ils rentrer ? Pour notre part, après déjà 6h de marche, il nous en reste encore 2, pour traverser le plateau qui accueillera notre tente. Le paysage est toujours à la hauteur et nous aide à avancer sans trop réfléchir.

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A 19h, alors que nous sommes déjà sous la couette le ventre plein, nous entendons les Israéliens rentrés dans la nuit. Finalement, nous sommes bien contents de n’être partis que tous les 2 et de pas être bloqués par un groupe.

J7 : Journée un peu batarde où nous devons passer par le village de Huaylapa et donc nous affranchir des droits d’entrée dans la communauté dans laquelle nous n’entrons même pas.  A partir du village, 2h30 de montée nous attendent pour camper au pied des glaciers. Nous arrivons assez tôt dans l’après midi. La sieste n’est pas de refus…

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Modeste coin cuisine où nous faisons ce que nous pouvons avec les conditions : vent, froid, nuit...

J8 : Bien reposés nous pouvons franchir facilement un nouveau col, puis passer notre dernier poste de péage avant d’attaquer le 2nd col.

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Une fois en haut nous pouvons continuer 40 min de plus pour un meilleur panorama. Nous avons du temps devant nous et ne regrettons pas cet extra.

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Malheureusement, pour la 1ere fois depuis une semaine, le ciel se couvre et nous ne tardons pas. Un beau sentier de crête nous fait profiter  un peu plus du paysage. Peut-être trop puisque nous le perdons en route. Et oui, fini de suivre les autres, nous préférons marcher seuls. Difficile de savoir par où aller. De là où nous sommes nous pouvons voir le campement à des centaines de mètres plus bas.

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Sérieusement, on commence à s’inquiéter un peu tellement on parait haut. Comment va-t-on y descendre ? Nous ne voyons que des parois rocheuses et de la pampa ! Nous n’avons pas le choix, il faut se lancer. Nous passerons finalement entre 2 pains de sucre rocheux où la pente nous parait un peu moins dangereuse avant de rejoindre la pampa dans laquelle nous nous vautrons tous les 2 mètres dévalant des dizaines de mètres sur les fesses. Épuisant pour les jambes et pour les nerfs quand on ne contrôle rien et qu’on n’arrive plus à s’arrêter. Toujours est il qu’au bout de 1h30, avec au passage des vues fantastiques sur les glaciers et lagunas, nous finissons par rejoindre le sentier, le vrai, et une heure plus tard nous pouvons nous prélasser au campement.

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Pour finir le trek en beauté en cet avant dernier jour, un des ânes à profiter de cette belle soirée pour retourner encore une fois au village. Décidément, une vraie tête de bourrique. Heureusement,  Elmert réussit à le récupérer. 

J9 : C’est le cœur serré, que nous concluons ce merveilleux trek. Nous marchons seuls, Elmert et les ânes étant déjà bien loin. On se paume un peu, du moins on ne prend pas  le chemin le plus court. 

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Le col de Pampa Llamac sera le dernier et la descente de plus de 1000m de dénivelé vers le village de Llamac bien fatigante pour les jambes.

A 11h, nous sommes au village, récupérons Venturette ENTIERE (on n’est jamais tranquille à chaque qu’on la laisse-surtout quand c’est aux mains de ces voleurs de Péruviens).  Juste une petite embrouille avec notre arriero quand nous refusons de payer la 3ème mule. Ben ouai, nous avions demandé un arriero, Tito, avec expérience et le sens du contact avec les touristes. Celui-ci s’est arrangé avec un ami Elmert pour l’envoyer à sa place. Ils pensaient qu’on ne verrait pas le subterfuge. Ils nous prennent VRAIMENT pour des cons !!!! Sérieux, ils croyaient quoi… qu’il allait pouvoir se faire passer pour quelqu’un d’autre pendant 9 jours ?! On le sait depuis le début, on n’a rien dit en jouant les débiles. Ben voila, il peut dire au revoir à sa 3ème mule et à son pourboire. Manquerait plus ca ! On a cuisiné dans le froid sans aucune aide de sa part pendant qu’il rester au chaud dans sa tente et dès qu’on était couchés aller bouffer à tous les râteliers dans les autres tentes comme un voleur. Honteux, on n’a pas bouffé plus que lui alors qu’on marché mille fois plus. Nous aussi on veut bien un pourboire pour tout notre travail en cuisine !!!

Allez, rien de bien méchant on ne retient que le meilleur de ce trek exceptionnel. Un gros merci à la sœur de Pierrick sans qui nous ne l’aurions peut-être jamais fait. Et dire qu’à ce moment là, on pense que c’était le meilleur…

Note : 4,5/5

Difficulté : 3/5

NB : le reste des photos sur Picasa, il y en a trop de belles, je ne peux pas toutes les mettre !

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Grandiose !

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Tiens notre cheval est encore là, miracle...

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Ici représentées : Le Canada, l'Angleterre, la Belgique, l'Autralie et la France bien sur !!!

Posté par Esther_Pierrick à 10:19 - 19. Pérou - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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