Str & Pericou

Pour nous suivre dans nos aventures...

25 février 2012

Je vais à Rio... de Janeiro !

Vendredi 18 mars, on ne décolle pas trop tard de notre super posto dans l'espoir de profiter de cette 1ère journée dans la ville. Malheureusement, très vite le traffic se densifie affreusement. Nous sommes alors encore à une vingtaine de km, et  sommes déjà totalement paralysés dans la circulation.

On se console : au moins on aura le temps de lire les panneaux. Mais comme d'habitude, les indications sont maigres et notre misérable plan Lonely pas suffisament détaillé. Notre seul repère le Cristo Redentor ! C'est déjà ça, dominant toute la ville, il est censé être visible de n'importe où. Ca tombe bien c'est par là qu'on veut commencer.

L'opération se révèle quasi impossible et nous préférons nous arrêter dans une station service pour demander notre route. Même avec les indications des Cariocas, nous tournons autour plus de 2h30 avant enfin de trouver l'accès.

Arrêt au 1er belvédère... la couleur est annoncée : pas un seul nuage. A nos pieds, l'immensité de Rio dans laquelle nous nous sommes paumés quelques heures avant qui s'étend ; au dessus de nos têtes, le Christ bien-vaillant qui nous observe.

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On monte encore un peu, mais très vite les voitures s'accumulent sur les bas côtés. Comme elles, on gare Venturette sur la route et finissons à pied. Une fois en haut on découvre une queue monumentale. 1h d'attente avant de monter dans le mini bus qui nous ménera à la fameuse statue. C'est sur y'a du monde, mais la vue est subjugante.

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Et puis on s'estime heureux, quand on apprend qu'Obama était ici-même hier, bloquant l'accès aux touristes.

D'ici, on voit tout : le pain de sucre ; la baie de Copacabana ; sa voisine, la plage d'Ipanema ; la Lagoa Rodrigo de Freitas ; les tours du downtown ; le stade Maracanã...

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Les favelas sont les seules à se cachées derrière les flancs des collines verdoyantes de la ville.

Il est déjà plus de 13h et ne devons pas trop tarder si nous voulons enchainé avec le 2ème grand point de vue : la montée au pain de Sucre.

C'est reparti, on affronte la terrible circulation carioca pour rejoindre le pain de sucre. Double enjeu pour nous, c'est à ses pieds que nous dormirons. On compte en effet sur un grand parking juste devant la porte d'une école militaire pour nous accueillir en toute sécurité dans cette grosse métropole réputée pas très sure.

L'info relevée sur un site de voyageurs est bonne : nous nous garons et négocions avec les militaires de garde la nuit le prix de notre petit séjour. Pour couronner le tout, notre 4 étoiles donne sur la petite et tranquille plage de Vermelha.

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16h30, on monte dans le téléphérique qui nous conduira en 2 étapes au sommet. En haut, on fait face au Cristo Redentor, bien plus élevé. Nous y restons plusieurs heures pour admirer le coucher de soleil et Rio tout illuminée de nuit.

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10h pétantes le lendemain, nous sommes les premiers, presque les seuls aussi, à la guichetterie de l'un des 4 clubs de foot de la ville pour y acheter nos places.

Une fois nos billets en poche, nous partons flaner sur les célèbres dalage de Copacabana au milieu des vieux ultra- bronzés et fripés par une trop longue vie au soleil.

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Rio De Janeiro 237Mais aujourd'hui, les choses semblent avoir changé : de nombreux  indicateurs d'indice UV jonchent la plage délivrant l'indice de protecteur solaire qu'il faut utiliser pour la journée en fonction de son type de peau. Et même les Afros ont droit à un indice 30 minimum.

Enfin, bref, ça reste un véritable défilé d'exhibition...

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A notre grande surprise, on ne voit que très peu de jeunes. En fait, on a plutot l'impression d'être dans le coin "has been" !

Un bain rapide : la mer est déchainée et croyez le ou non, méchamment fraîche ?! C'est un peu plus loin, que nous nous la jouerons à la mode carioca (enfin, la bière, les transats et bien sur le string en moins quand même). Sur Ipanema ! La plage est nettement plus bondée et surtout plus branchée.

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Pierrick est l'un des rares à défier les vagues tandis que je me livre à l'activité favorite des brésileins : le "watching people". Et oui, figurez-vous, que le Lonely classe certaines meilleurs plages du pays en fonction de la qualité de cette activité purement passive.

Sur la route entre Copacabana et Ipanema, côté mer, des postos numérotés permettant de se repérer, et côté ville, des grandes barres d'hotels, entre lesquels parfois on a percoit difficilement les favelas.

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Chaque jour, plusieurs jeunes enfants issus de ces mileux défavorisés descendent de leur maison de terre et de tolle pour déferler sur le sable et vendre aux cariocas et touristes toute sorte de bouffes et boissons. Mais ici, c'est bien la culture de la plage et le culte du corps qui domine : loueurs de kit du parfait plagiste, et terrain de tennis de plage ou volley au pied se disputent le moindre cm de sable.

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16h30, déjà la fin de journée. Nous partons pour une agréable ballade en bord de mer et passons par le marché de Copacabana qui commence à s'illuminer. Dans un petit bar sur le sable nous resterons un long moment à écouter cette envoutante bossa nova et nous nous conforterons dans l'idée que les Brésiliens ne peuvent pas s'empêcher de danser. Retour à notre camp via un tunnel inévitable qui ne nous rassure guère, pour prendre notre repas fait maison sur la plage Vermelha au milieu des pêcheurs de nuit venus en famille.

Le dimanche, nous remontons au 1er ètage du pain de sucre, mais à pied cette fois-ci. Sur la piste Claudia Coutinho, très prisée le week-end, nous verrons un beau boa (ben oui en plein milieu de Rio) ainsi qu'un mini singe et son petit, mais alors vraiment riquiqui.

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Puis, nous partons en direction du 2ème plus grand stade de la ville, le Maracana étant en rénovation. JO et Mondial obligent. C'est en "RER" et en nous mélant aux supporters en transe que nous choisissons de nous y rendre. Le trajet est bien plus long qu'on ne pensait mais nous arrivons encore largement en avance. On observe alors le stade se remplir peu à peu et prenons conscience de la "folie football" qui règne dans le pays. Aujourd'hui, 2 des 4 équipes de la ville s'affrontent : Botafogo vs Vasco. Nous sommes avec les supporters du Botafogo (malheureux perdants) qui auront la délicatesse de nous apprendre tout un tas de vulgarité en portugais. Hum, c'est vraiment pas le moment de leur ressortir le 3-0... Enfin, l'ambiance est hallucinante, et encore nous sommes pas en face où les supporters sont survoltés.

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Juste en comparaison, nous sommes allés voir l'OM-Montpellier dernièrement, et c'était vraiment mort... On repart comme on est venu sans aucun désordre ou sentiment d'insécurité.

Rio De Janeiro 365Lundi 21 mars, nous allons tester le bus. Pas décu du voyage, on tombe sur un bus rose conduit par une chauffeuse tarée. Toujours est-il que nous arrivons à bon port dans le centre un peu remués. Gros batiments et petites rues piétonnes portant encore les traces du carnaval, nous nous y arrêtons pour tester pour la 1ère fois un restau au kilo. Une sorte de buffet, où tu prends ce que tu veux et où au moment de passer à la caisse, tu pèses ton assiette.

Nous passons l'aprem dans le très bohème quartier de Santa Teresa. De nouvelles sensations à bord du trolley, debouts et accrochés au wagon, je trouve l'expérience un peu trop extrème quand on passe sur un viaduct avec 30 m de vide sous mes jambes... On grimpe petit à petit sur les collines en nous rapprochant des favelas sans jamais entrer dedans. Arrivés au point culminant, on descend et faisons le chemin retour à pied dans ce quartier résidentiel vraiment très tranquille "profitant" des vues ouvertes sur les quartiers de fortune de la ville.

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Nous passons une bonne partie de la soirée dans le centre commercial à 10 min à pied de là où nous dormons et mangeons en ce dernier jour dans Rio dans la voiture. Il pleut des cordes dehors.

Mardi 22 mars, il est temps de repartir. Avant cela, nouvelle séance internet dans le centre commercial pour recontacter Capricorn (transporteur maritime pour Venturette) et regardait un peu les vols pour Cuba. On quitte définitivement Rio vers 13h mais la sortie va être archi longue. On traverse toute une zone commercio-industriel qui n'en finit plus.

Ce n'est que dans la soirée que nous nous arrêtons à Mangaratiba où malgré la bonne volonté de l'agent de l'office du tourisme nous avons bien du mal à comprendre les infos pour aller à Praia Grande. Une fois n'est pas coutume, nous retrouvons un bon vieux posto pour la nuit.

Posté par Esther_Pierrick à 09:03 - 24. Brésil - Commentaires [0] - Permalien [#]
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