Str & Pericou

Pour nous suivre dans nos aventures...

05 novembre 2011

Sea, sand and sun

Plus on approche de l'état de l'Alagoas, plus les choses commencent à devenir sérieuses. On avoue qu'on a peu oublié à quoi ressemblent les plages en France. En tout cas, au Brésil c'est du lourd. Plus on en fait, plus elles sont belles !

Nous voila dans le Pernambouco, et on ne regrette pas d'être arrivés jusque-là !

On vous présente Praia Dos Carnieros, petit coin de paradis comme on les imagine. Alors le programme de la journée, c'est très simple : buller ! Et dans un cadre pareil, c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Et en plus, ici, il fait beau :)))

Praia Carneiros 017

Alors, on se débrouille pas mal non ?

Praia Carneiros 027

Praia Carneiros 033

La plage est protégée par un petite barrière de corail, qui à marée basse se dévoile et fait apparaitre des petites piscines aux eaux transparentes dans lesquelles les poissons sont pris au piège. Pas cool pour eux, mais ça nous assure des belles séances de snorkelling.

Praia Carneiros 097

Praia Carneiros 159

N'ayant toujours pas goûter à la Carne do Sol (sorte de steak séché au soleil), on décide d'y remédier dans ce cadre magique. C'est les pieds dans le sable avec la vue sur la plage, qu'on vient nous servir un plat gargantuesque (dommage il ne font que pour 3 personnes...). 

Viande, tapioca, bananes cuites, fromage fondu, fayot, farine de manioc, riz et crudités...

Après un tel repas, impossible de bouger. On se contente de couler tellement on a le ventre plein dans cette eau irréllement chaude. Tant pis, cette plage mérite bien qu'on y passe un 2ème jour de toute facon !

Mangues et noix de coco fraichement cueillies en guise de repas ce soir. On passe la nuit sur le parking du restau où quelqu'un veille sur le bel écran plat.

La chaleur nous réveille à 6h du mat', mais ouf l'eau n'est qu'à 20 mètres. Impossible de dormir cette nuit, il a fallu chasser ces p****** de moustiques de m***** toute la nuit en vain. Ni la raquette tueuse ni le DEET 10 ne sont d'une grande d'aide. Heureusement, on compte finir notre nuit sous notre cocotier préféré.

Mais le ciel est orageux aujourd'hui et nous ne nous attardons pas.

Praia Carneiros 202

Vers 14h, nous partons donc en direction de Maragogi où nous investissons, en tant que plagistes de compétitions, dans l'achat de raquettes de plages et d'un nouveau bikini. Nous nous installons à côté de la caserne de pompiers pour la nuit qui sera parfaite : calme, température idéale et surtout zéro moustique.

Réveil com d'hab à 6h, et à 7h nous sommes déjà en train d'essayer nos nouvelles raquettes sur la plage. Mais c'est sur une autre plage un peu plus loin, du coté de Japaratinga, que nous en prendrons de nouveau plein les yeux. Aux confins d'une baie, les eaux ici sont d'un profond turquoise laiteux.

Maragogi_Japaratinga_Patacho 021

Maragogi_Japaratinga_Patacho 071

Parfait, pour notre collation de la matinée à base de mangues fraîches. On y observe aussi les locaux dans leur rituel de pêche au filet. Une dizaine d'hommes, plus de 40 min de labeur, tout cela, pour récolter aujourd'hui seulement une douzaine de poissons. 

Maragogi_Japaratinga_Patacho 076

Maragogi_Japaratinga_Patacho 051

Maragogi_Japaratinga_Patacho 080

Maragogi_Japaratinga_Patacho 081Il nous faudra prendre un bac dans l'après-midi pour rejoindre Praia Patacho et traverser une immense cocoteraie. Mais le jeu en vaut la chandelle. La plage est tout simplement subjugante : une immense bande de sable bordée de cocotiers parfaitement alignés.

 

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Maragogi_Japaratinga_Patacho 093On y arrive pile poil pour l'heure du goûter : la coco-time ! Ah, les fruits au Brésil sont vraiment un don du ciel. Pendant que Pierrick s'archarne sur elle, je pars faire mon footing. Il sera bien plus en âge que moi...

 

 

 

 

 

 

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Maragogi_Japaratinga_Patacho 120

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Maragogi_Japaratinga_Patacho 128

Maragogi_Japaratinga_Patacho 101

Nous dormons au mileu des cocotiers au bord de la plage et seront réveillés à l'aube par des hurlements. Des singes ? Non, impossible ! Il s'agit bien d'hommes, ou plutôt disons des hommes singes. Ces derniers nous offrent un spectacle insolite. Avec une habilité digne de nos plus anciens ancêtres, ils se hissent au sommet des plus hauts cocotiers pour en faire tomber leurs précieux fruits. Une fois en haut, ils hurlent à celui qui reste en bas le numéro de l'arbre et le nombre de fruits qui en est tombé.

Maragogi_Japaratinga_Patacho 105

On a bien fait de déplacer Venturette afin d'éviter qu'elle ne soit pas esquintée. Pas très rassurés quand même, on ne les quitte pas des yeux et attendrons qu'ils aient fini leur opération pour petit-déjeuner sur le sable.

Après beaucoup d'hésitations, on décide de ne pas rester toute la journée ici. Mine de rien, le temps passe et il nous reste encore tant de route jusqu'à retrouver l'Argentine.

On galère ensuite beaucoup pour trouver l'accès de la prochaine plage, Praia Sao Miguel de Los Milagres. Finalement, nous aurions peut-être dû rester là où on n'était. On sait ce qu'on quitte et on ne sait pas ce qu'on va trouver plus loin. Mais nos efforts seront récompensés. La plage, une nouvelle fois, est sensationnelle : eau hallucinante, pur sable blanc et toujours cocotiers.

Praia Sao Miguel Dos Milagres 013

Praia Sao Miguel Dos Milagres 025

Praia Sao Miguel Dos Milagres 030

Praia Sao Miguel Dos Milagres 035Et pour couronner le tout, comme à l'accoutumée, nous sommes seuls au monde. La mer est décidément bouillante, on ne pensait pas que ca puisse être possible. Cette fois-ci, on préfère la coco, fraîche (et non sèche) et nous nous désaltérons de son eau.

Après une nuit sur place, nous visons la Praia Do Carro Quebrado sans toutefois être certains de pouvoir l'atteindre. Le Lonely annonce un bac assez cher, nous voulons plutot tenter un accès à pied, soit 7km aller. Une fois sur place, pas de bac mais encore mieux un pont ! Qui dit pont, dit accés par la route. Bien évidemment les locaux essayent de nous en dissuader et les enfants se proposent de monter avec nous pour nous guider en raquant bien-sur. De toute facon, ca ne correpond pas trop à notre programe de la journée. Pas envie d'être bloqués par le gamin qui ne nous laissera qu'une heure sur la plage et nous contraindra à manger dans le restau de sa mère au retour en ville. On va de nouveau tenter notre chance seuls, ça nous rappelle quelquechose... Donc, 1- trouver le départ de la piste. On met un peu de temps, mais on arrive à soutirer ces infos aux locaux en leur faisant croire que nous allons accepter leur service. 2- Continuer sur la bonne piste s'en ségarer. Pas évident quand il y a plein de fourches... 3- Ne pas s'embourber, ce que fera le véhicule devant nous. Pierrick part pousser pour aider ce groupe de jeunes locaux qui, reconnaissants, acceptent que nous les suivions. Ouf ! On n'aurait jamais trouvé sans eux.

Une fois garés, nous marchons un petit kilomètre et arrivons dans un coin féérique.

Praia De Carro Quebrado 002

Praia De Carro Quebrado 046 Praia De Carro Quebrado 031

Pas un chat, un parfait cocotier solitaire qui ne demande qu'à nous ombrager. Sable blanc, eau turquoise comme sur les cartes postales. Seule ombre au tableau, un petit garcon rencontré en chemin avec qui Pierrick discute, un peu trop curieux au sujet de notre voiture. Pas tranquille, cela oblige Pierrick à faire des allers retours pour protéger Venturette de toute attaque. Enfin, on reste quand même la journée et on récupère la voiture intacte.

On obtient une 1ère autorisation de dormir dans un posto du côté de Maceio. Mais notre tranquillité va être dérangée par un bof qui n'a rien de mieux à faire en ce samedi soir que de venir passer la soirée dans la station. Tout seul avec sa bière à la main et surtout sa sono à fond (plus qu'à fond même malgré le panneau " sono de voiture interdite"), il est vraiment pitoyable ! Le grand classique du Brésil : les gens préfèrent pavaner avec leur belle voiture dans une pauvre station service que passer une soirée entre amis...

Le bruit est insupportable, on préfère partir. Ca peut durer des heures. On n'aime pas ça car il fait nuit et nous sommes dans une grande ville. Nul autre choix que d'en sortir en espérant trouver une autre station où on nous accepte. Nous finirons par rouler plus d'1h.

Dimanche 27 février, nous nous fondons au milieu des locaux sur la Praia Frances envahie par les restaux. Nous préférons le sable même si la pluie nous oblige à nous abriter sous notre parasol.

Praia Do Frances e Praia Do Gunga 008

Praia Do Frances e Praia Do Gunga 021On décide d'aller chercher le soleil un peu plus loin. Là encore, Praia de Gunga n'est pas censée être accessible en voiture. Mais notre guide date un peu et nous avons l'agréable surprise de constater qu'un pont et une route ont été construits. Les locaux nous indiquent même volontairement le chemin. La mer est cette fois-ci très agitée et le bain n'est pas de tout repos. Sur place, on profite de la douche et partons se trouver un petit coin au milieu des cannes à sucre.

Praia Do Frances e Praia Do Gunga 028

Pontal de Coruripe e Penedo 001Du changement pour aujourd'hui, une plage oui, celle de Pontal de Coruripe mais sutout la visite de la splendide ville de Penedo

 

 

 

 

 

 

 

Pontal de Coruripe e Penedo 017

Pontal de Coruripe e Penedo 024

On se trouve un nouveau posto pour la nuit, et pendant que je profite de ma douche (non en fait pendant que je suis bloquée dans les sanitaires car un crapaud de la taille d'un lapin bloque la sortie), Pierrick lui sympathise avec des camionneurs. Le matin, au réveil nous découvrons un gentil cadeau de nos potes camionneurs (décidément les meilleurs du monde) qui pendant la nuit nous ont fait de magnifiques croquis des routes qu'il vaut mieux emprunter. C'est y pas mignon ?!

On reprend la route vers Pontal d'où nous espérons trouver le bateau qui nous ménera vers Mangue Seco. En chemin, on demande conseil à un local qui nous garantit qu'il existe un accès par la terre par le sud. On va donc tenter cette option. Mais plus facile à dire qu'à faire : effectivement aucun panneau n'indique cet accès et personne d'autre ne connait. On finit par prendre des routes totalement au feeling et arrivons à trouver un gars qui nous confirme l'info. On prend donc la route vers Costa Azul où nous allons avoir plus d'infos. Selon les dires de ce gentil brésilien, il nous suffit de ne pas louper l'accès à la plage sur laquelle nous allons rouler (et oui ?!). Le repère : 3 cocotiers. Nous roulons actuellement sur une piste qui longe la côte et au bout de plusieurs kilomètres on commence à douter : y'a des cocotiers partout!!! On commense à se dire qu'il s'est bien foutu de notre gueule ! Mais non, on finit par y arriver. Seul hic, l'entrée sur la plage n'est pas si évidente. Du moins pas pour Venturette. On joue la sécurité et afin d'éviter de s'enliser en passant la mini dune qui sépare la plage de la piste, on se construit un tapis à base de branches de palmiers. Oui, comme dans Koh-Lanta... Après avoir beaucoup tourné autour, et hésité, on finit par se lancer. Ouf, c'est passé. Mais nous ne sommes pas sortis de l'auberge pour autant. Notre préoccupation principale : la marée. Un détail non négligeale. Comme partout dans le pays, les marées sont impressionantes. Il s'agit donc d'arriver à Mangue Seco, à 30km de là, avant que la mer ne remonte. Je nous vois déjà enlisés et engloutis par la mer, assistant impuissants à la noyade de Venturette. Pierrick quant à lui a peur de ne pas trouver un échappatoir à l'arrivée.

On profite quand même de cette expérience magique. Seuls sur le sable, un sentiment de liberté nous envahit.

Mangue Seco 003

Nous ne croiserons des buggys que sur la fin et arrivons comme des fleurs à Mangue Seco.

Mangue Seco 010

Venturette en sécurité bien loin de l'eau, nous profitons de la beauté du site et nous installons dans une barraca bien à l'ombre.

Mangue Seco 012

Mangue Seco 059

Allez, on décide de tester enfin une des spécialités locales les plus réputées : le moqueca de poisson, sorte de ragout cuisiné avec du lait de coco, de l'huile de palme et du piment. La marée monte et nous dégustons notre festin les pieds dans l'eau.

C'est alors qu'une méchante vague vient troubler notre festin. Elle avale tout sur son passage. Le repas est sauvé mais par contre, nos affaires partent à l'eau sans qu'on est le temps de réagir. Le courant est tel que Pierrick aura bien du mal à récuperé notre Lonely Planet, notre Atlas routier (le Cuadra Ruta, excellent soit dit en passant) et nos romans... Heureusement l'appareil photo a évité le bain. Nous croyons avoir sauvé les meubles et reprenons notre repas après avoir déménagé. 10 min plus tard, on se rend compte qu'on ne trouve plus les clés de la voiture ! Horreur ! Et merde... finalement le plus important ! Pas de panique pour autant on a toujours le double sur nous. Et oui, faut pas nous prendre pour des débutants. On reste quand même bien embêtés car 2 jeux c'est vraiment le minimum. Et refaire un double sachant que c'est une clé codifiée risque de ne pas être facile. On termine le repas avec un peu moins d'appétit et partons chacun notre tour pour une longue marche sur la plage dans le but de retrouver notre clé que le courant aurait peut être déposé plus loin. Mais rien, l'un comme l'autre revenons bredouille.

Alors que nous nous appretons à quitter le "restau", un des serveurs vient nous voir avec nos clés à la main. Incroyable, il a réussi à les récupérer à marée basse. Muito obrigado !!! Comblés, on reste sur place pour la nuit, de toute façon il est trop tard pour repartir, la marée remonte déjà. Les propriétaires nous rassurent : le coin est sur pour la nuit. Une petite ballade au coucher du soleil pour conclure cette merveilleuse journée.Mangue Seco 066

A l'heure du diner, nous sommes toujours en train de digérer le moqueca et nous contentons d'un apéro maison de coco et cajoux.

Le lendemain, à 6h pétante, nous sommes déjà en train de petit déjeuner face à la mer et entamons dans la foulée les 1.5 km qui nous séparent du village, plus à l'intérieur. Le village est bati entre les dunes, le sable dans les rues remplace le bitume. Les enfants font même une partie de pétanque avec des cocos. Un dernier plouf et il est temps de repartir si on veut profiter de la marée basse tout en ayant le temps de s'arrêter à Praia Coqueiros à 15 km. On abandonne Venturette sur la plage le temps d'une nouvelle marche.

Mangue Seco 149

Mangue Seco 155

Le retour sur la piste va être poussif. Le terrain est légérement ascendant, ce qui donne du mal à Venturette et son pilote. On reconstruit notre tapis et on y va. Je préfère descendre pour guider Pierrick.

Hum, 1ère tentative : échec. Venturette patine, glisse et perd de la vitesse. Pierrick n'insiste pas arrive à se dépétrer en repartant en marche arrière.

2ème tentative : ok, on prend de l'élan ! Vroum, vroum, rien y fait !

Bon, on commence à stresser un peu, la mer monte lentement mais surement.

3ème tentative : ça rigole plus, faut qu'on sorte de là. Un max d'élan, Venturette arrive à fond les ballons, et passe enfin avec succès cette satanée micro dune ! Pfouuuuuuuu, ayé on est de l'autre côté et ca va mieux.

Praia Do Forte 041Allez, on roule vers Praia Do Forte, station balnéaire ultra touristique qui nous attire pour son projet Tamar. Le projet Tamar est un vaste programme d'aide à la survie des tortues de mer. Nous sommes dans la bonne saison et allons pouvoir assister à l'éclosion des oeufs et à la relàche des bébés tortues à la mer. Bien sur tout cela aurait été plus sympa en pleine nature mais après plusieurs essais non concluants, on se rabat sur ça. C'est tout de même très émouvants de voir cette centaine de tortues à peine nées se jeter dans la grande bleue à corps perdu.

Praia Do Forte 009

Praia Do Forte 055


Et voilà, elles reviendront ici même dans quelques années pour déposer à leur tour leurs oeufs.

Sur ce, s'achève une nouvelle étape de notre séjour...

Notre prochain rendez-vous, qui va mettre en transe tout la pays, le Carnaval, qui commence demain, jeudi 3 mars dans les rues de Salvador de Bahia bien entendu !!!

A suivre ...

Posté par Esther_Pierrick à 07:09 - 24. Brésil - Commentaires [0] - Permalien [#]
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